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Le Tour du MONDE des plus beaux cinémas : le Tuschinski, à Amsterdam

Publié le par Chippily

Le Tour du MONDE des plus beaux cinémas : le Tuschinski, à Amsterdam

A la base, c'est un Tour de France des plus beaux cinémas que j'avais commencé avec ceux de Arzon, Josselin et Redon, mais aussi Mutzig.

Mais là, je suis obligée d'étendre ce Tour aux Pays-Bas. Parce que :

1) Après tout, le Tour de France, le vrai, ne démarre-t-il pas de pays étrangers chaque année ? ;)

2) Je ne pouvais pas faire autrement : le cinéma Tuschinski, basé à Amsterdam, est tout simplement magnifique.

Le Tour du MONDE des plus beaux cinémas : le Tuschinski, à Amsterdam

Comme son nom l'indique, le bâtiment fut financé par Abraham Ticek...Tuschinski, un entrepreneur polonais-néerlandais. C'est Hijman Louis le jeune qui fut collé à sa réalisation.

Et, avec un budget de 4 millions de florins, il se fit plaisir : Art déco, Art nouveau, école d'Amsterdam... Plusieurs styles sont mélangés dans ce bâtiment, qui ouvre ses portes en 1921.

Le hall d'entrée (photo whatsupamsterdam).

Le hall d'entrée (photo whatsupamsterdam).

Malheureusement, comme une certaine famille Frank habitant pas loin, Abraham fut arrêté pendant la Seconde Guerre mondiale et déporté à Auschwitz, où il mourut.

Son cinéma, quant à lui, est toujours sur pied, sous la bannière Pathé. Et il se visite même chaque matin (je crois que c'est de 9h30 à 11h30) pour 10 euros. Et oui, le prix d'une séance de ciné... mais sans le film. Mais ils sont sympas, ils vous offrent un thé à la fin.

Dans les couloirs... (photo Rapsak sur Flickr).

Dans les couloirs... (photo Rapsak sur Flickr).

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Japon. Mais quels acteurs ces figurines représentent-elles ?

Publié le par Chippily

Pendant mon voyage au Japon, je me suis amusée à prendre en photo les figurines les plus...euh...pas terribles d'acteurs et à en faire un top 3. Saurez-vous retrouver qui elles représentent ?

J'attends vos propositions ;)

Figurine n°1

Figurine n°1

Figurine n°2

Figurine n°2

Figurine n°3

Figurine n°3

Les réponses : la figurine n°1 est Bruce Willis dans "Pulp Fiction". La n°2 est Michael C. Hall dans "Dexter". La n°3 est George Clooney dans "A la poursuite de demain".

Publié dans N'ImpS !!!, buZZ

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Un lieu, un film, une visite : le Bossu de Notre-Dame et sa cathédrale

Publié le par Chippily

Moi sur la cathédrale, en train de m'ambiancer toute seule.

Moi sur la cathédrale, en train de m'ambiancer toute seule.

Aujourd'hui, défi de fou : entrer dans Notre-Dame de Paris. Et pire : monter sur ses tours. Et, pour pimenter le tout : un samedi ensoleillé, premier jour des vacances scolaires. L'attente risque d'être longue...

En la regardant, ça donne le vertige. Non, pas Notre-Dame de Paris, plantée là, rayonnante, sur l'île de la Cité. Mais la grande et dense file qui s'étire devant elle... et qui est hélas le passage obligé pour entrer dans la cathédrale.

Heureusement, lieu saint oblige, le miracle se produit. En un minuscule quart d'heure, je suis à l'intérieur.

La première pierre de la cathédrale a été posée en 1163. Elle a dû en voir passer, des pigeons !

La première pierre de la cathédrale a été posée en 1163. Elle a dû en voir passer, des pigeons !

Cela fait depuis 1996 (donc 20 ans, oui, bravo le calcul mental) que je rêve de ce moment. Depuis mon tout premier visionnage du "Bossu de Notre-Dame". Les chansons étaient trop chouettes, surtout celle du juge Frollo qui se faisait une vilaine intoxication au monoxyde de carbone devant sa cheminée.

Et puis, Esmeralda, elle dansait et chantait trop bien, particulièrement quand elle était seule, piégée, dans Notre-Dame de Paris.

Moi c'était tout pareil. Sauf avec un groupe de Chinois au fond à gauche, deux Espagnols derrière Esmeralda et un gosse russe qui se fait chier à droite.

Moi c'était tout pareil. Sauf avec un groupe de Chinois au fond à gauche, deux Espagnols derrière Esmeralda et un gosse russe qui se fait chier à droite.

Difficile de savoir ce qu'elle ressentait tellement il y a du monde ce jour-là. Les allées sont envahies de touristes parlant toutes les langues de la terre ou de mini-échoppes proposant des bijoux avec Jésus dessus. Euh... Les marchands du temple... la Bible... ça dit quelque chose à quelqu'un ?

Difficile aussi de faire une prière pour les bannis "qui ont droit d'amour". Déjà parce que c'est payant et puis surtout qu'il y a tout un groupe qui attend déjà. Bonjour l'intimité du moment de recueillement.

Les confessionnaux ont aussi beaucoup changé depuis l'époque de Quasimodo. Maintenant, on "échange" avec un prêtre dans un espace vitré, assis à un bureau. Etrange.

Confess !!! (crédit : paris.catholique.fr)

Confess !!! (crédit : paris.catholique.fr)

En dépassant un groupe de Chinois prenant en photo au flash un objet dans une vitrine, je me dis, déçue, que Notre-Dame ressemble plus à un musée qu'à un lieu sacré. Ça parle fort, ça fait plein de photos, ça se bouscule...

Et soudain, autre miracle : un rayon de soleil passe dans la rosace (magnifique) de la cathédrale. Avec la musique religieuse (diffusée à plein volume), c'est sûr que ça a son petit effet.

Moi devant la rosace avec ma chèvre.

Moi devant la rosace avec ma chèvre.

Pour monter sur les tours, il faut ressortir... et faire encore la queue. Comme Dieu ne connait pas l'adage "jamais deux sans trois", un troisième miracle ne se produira pas : la file s'éternise, les gens sont pris au compte-goutte.

Un homme nous fait mettre deux par deux. Je ne sais pas à quoi ça sert vraiment, mais au moins ça fait bouger et permet de se réchauffer dans cette rue où le soleil est cachée par l'immense édifice religieux.

Une heure plus tard, je suis dedans. Une petite fille fait des yeux ronds devant une vigile. "Esmeralda existe !" Le service de sécurité s'esclaffe. Maintenant, il va falloir monter. On s'avale une première flopée de marches jusqu'à la billetterie. Sur la porte, un écriteau mentionnant une attente de sept minutes.

"Tout est minuté", me confirme le jeune homme qui vérifie les billets. Le temps de montée, de descente... 

Tout le monde a pris son billet (gratuit pour les moins de 25 ans, ça vaut le coup), on peut aller jusqu'au sommet. Je commence vite. Trop vite. Les poumons brûlent, le souffle est court. Et elles viennent ces tours, oui ??

Paris vue du ciel (ou presque).

Paris vue du ciel (ou presque).

Enfin, de la lumière. Et l'émerveillement. D'ici, on voit tout. Le Sacré-Coeur à gauche. La Défense tout au fond. La Tour Eiffel. Et la longue file de personnes attendant leur tour pour entrer dans Notre-Dame. 

Les gens.

Les gens.

Le diable qui se fout de la gueule des gens.

Le diable qui se fout de la gueule des gens.

Impossible toutefois de rendre hommage à Quasimodo en se faisant un petit surf sur les toits : tout est grillagé. Mais des petits malins ont fait des trous assez grands pour y passer un portable, voire un appareil photo. 

Je baisse la tête pour entrer dans la tour de droite. Deux grosses cloches pendouillent du plafond. Dans la cabine du gardien, un livre est posé sur le banc : "Notre-Dame de Paris", de Victor Hugo. Quel hasard.

En ressortant, j'avise quelque chose gravé dans la pierre. Chouette, un écrit d'époque ! Euh... Pas vraiment en fait.

...

...

Après s'être émerveillé sur la vue depuis la tour de gauche, du passage entre les deux tours, et de la tour de droite, il est temps de redescendre. Des centaines de marches plus tard et un tournis bien avancé, me revoilà sur la place. Un dernier coup d'oeil à la vieille dame et je pars. J'ai d'autres files à fouetter.

Publié dans HoRs-cHaMp, CiNéMa

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Que vaut le livre "La fille du train" ?

Publié le par Chippily

Emily Blunt dans le film "La fille du train".

Emily Blunt dans le film "La fille du train".

"La fille du train", avec Emily Blunt, sort le 26 octobre chez nous. Mais que vaut le bouquin de Paula Hawkins, dont est tiré le film et qui cartonne en librairie ?

Depuis "Gone girl" de David Fincher, tout le monde semble le redécouvrir : LES APPARENCES SONT TROMPEUSES. Et ouais. Paraît qu'il y a même un proverbe là-dessus, avec les habits d'un moine ou je ne sais quoi, mais plus personne ne s'en rappelle.

Quoi, cette jolie jeune femme n'aurait donc pas forcément un coeur d'or alors ?

Que vaut le livre "La fille du train" ?

Ce jeune homme, beau comme un Dieu, ne serait donc pas obligatoirement une âme charitable, avec un destin de médecin humanitaire auprès des enfants d'Haïti ?

Que vaut le livre "La fille du train" ?

Et ce Monsieur...euh...

Que vaut le livre "La fille du train" ?

Laissez tomber.

Donc, les apparences sont trompeuses et Rachel, l'héroïne du livre "La fille du train", va vite le découvrir. Chaque matin, assise dans son RER D train, elle voit un joli petit couple qui lui semble idéal (il faut dire que la fille a la même tête que Jennifer Lawrence). Elle leur donne même des petits noms, Jason et Jess, c'est trop choupi.

Sauf qu'un jour, elle voit Jess avec un autre homme. Et, quelques jours plus tard, elle apprend que Jess a disparu...

Que vaut le livre "La fille du train" ?

Je ferme là le robinet à ironie, car force est de constater que Paula Hawkins maîtrise son sujet : changements de points de vue et suspense ne cessent de relancer le récit. Et on se prend très vite au petit jeu de deviner qu'est-ce qui s'est vraiment passé. Dur dur alors de lâcher le bouquin.

De plus, l'auteure a eu le cran de faire de son héroïne une femme névrosée et alcoolique, bref pas vraiment un modèle à suivre, à qui on a souvent envie de botter le derrière.

Alors, tant pis pour le postulat gnangnan de départ : les 453 pages (version livre de poche) se lisent d'une traite. Et pour dire, même Télérama a été convaincu.

Publié dans LIVREs, CiNéMa

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Qu'est-ce que "Les sept mercenaires" a piqué aux autres ?

Publié le par Chippily

Qu'est-ce que "Les sept mercenaires" a piqué aux autres ?

Voir le nouveau "Les sept mercenaires", c'est faire un décompte. Un décompte de toutes les choses qu'on a déjà vu dans d'autres films et qui se retrouvent là. Et à la fin... ça fait pas mal ! Alors, d'après moi, "Les sept mercenaires" ont volé...

Le visage de Jennifer Lawrence

A gauche, Haley Bennett dans "Les sept mercenaires". A droite, Jennifer Lawrence dans "Hunger games".

A gauche, Haley Bennett dans "Les sept mercenaires". A droite, Jennifer Lawrence dans "Hunger games".

J-Law était occupée (ou avait senti le désastre à venir) ? Pas grave, on prend un de ses clones de visage. La petite Haley Bennett par exemple. D'ailleurs, Jennifer Lawrence ne devait pas être disponible non plus pour l'adaptation ciné de "La fille du train", car devinez qui on retrouve au casting, hum ?

Une scène de "Django Unchained"

Qu'est-ce que "Les sept mercenaires" a piqué aux autres ?

Vous vous rappelez la séquence dans "Django unchained" (Quentin Tarantino) où King Schultz, après avoir fait sa petite affaire dans un saloon, sort et explique à tout le monde qu'il est mandaté pour attraper les voyous ?

Remplacez Christoph Waltz par Denzel Washington et vous aurez une des premières scènes des "Sept mercenaires".

Hodor à Game of Thrones

Hodor est à droite.

Hodor est à droite.

Comment ça, c'est Vincent d'Onofrio ???

Tout à Sergio Leone

Qu'est-ce que "Les sept mercenaires" a piqué aux autres ?

Inévitable de penser au maître du western spaghetti en regardant tout film où il y a des canassons avec des Messieurs à chapeaux dessus. Ça ne ratera pas avec "Les sept mercenaires". Tout y est : la musique, les plans...

Et puis, il essayerait pas de pomper Clint Eastwood, Chris Pratt, avec ses mimiques ??

La tendance "je mange un organe d'animal mort cru" de Danse avec les loups

Qu'est-ce que "Les sept mercenaires" a piqué aux autres ?

La scène : après une séance de chasse intensive aux bisons, les indiens offrent à John Dunbar un foie de cet animal, qu'il doit manger.

Ce que les producteurs de "Les sept mercenaires" ont retenu : LES INDIENS MANGENT DES ORGANES CRUS ! D'où une scène un poil bizarre dans le film.

Publié dans N'ImpS !!!, CiNéMa

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Japon : trois ans après sa retraite, l'aura de Miyazaki toujours intacte

Publié le par Chippily

Le chat-bus de "Mon voisin Totoro" dans une boutique de Tokyo.

Le chat-bus de "Mon voisin Totoro" dans une boutique de Tokyo.

C'est simple, on a l'impression d'en croiser partout. Dans une ruelle étroite de Kamakura, petite ville côtière du Japon fameuse pour son immense Bouddha. Au pied de la Tokyo Skytree, deuxième plus grande tour au monde. Ou même dans le sous-sol de la très fréquentée gare de Tokyo. 

Les "Ghibli shops" sont partout. Et, à chaque fois, c'est la même ambiance forestière. Des plantes, des (faux) arbres, des présentoirs en bois. Avec, dessus les bouilles des personnages de Hayao Miyazaki : Totoro, Jiji (le chat de Kiki la petite sorcière) ou le Chat-bus, déclinés en tout et n'importe quoi (assiettes, jouets, torchons, etc.). Il y a même un immense Totoro en peluche qui ronfle derrière une vitre.

Chui caché.

Chui caché.

L'intérieur de la boutique située à la Tokyo Skytree.

L'intérieur de la boutique située à la Tokyo Skytree.

Trois ans après le dernier film du réalisateur japonais ("Le Vent se lève"), difficile de croire qu'il est bel et bien à la retraite. Ses films, ses personnages, qui ont même leur musée dédié (rarement visitable l'été, car souvent pris d’assaut), sont loin d'être représentés uniquement dans les "Ghibli shops" : ils investissent les pubs, le centre-ville (notamment avec une horloge gigantesque, voir ci-dessous ou cliquer là), les magasins et même les expositions. 

L'horloge Ghibli à Shiodome.

L'horloge Ghibli à Shiodome.

"Waouh, super ce sac Jiji !"

"Waouh, super ce sac Jiji !"

"Euh... C'est quoi cet animal mort que tu te trimbales sur le dos ?"

"Euh... C'est quoi cet animal mort que tu te trimbales sur le dos ?"

Cet été se tenait ainsi, au 52e étage de la tour Mori (Tokyo), une grande exposition dédiée au studio Ghibli à l'occasion de ses trente ans. Malgré l'entrée payante, on suffoquerait presque ce 13 août tant la file est longue et fournie. Dans un coin, des hôtesses distribuent des éventails aux couleurs du studio.

La queue se mouve lentement. Sitôt le fameux ticket empoché, on se retrouve... dans une autre queue. Après plusieurs autres minutes, on débarque dans le hall de l'exposition. Et, en jetant un coup d'oeil aux fenêtres, on se rend compte que oui, on est bien au 52e étage. 

Comment ça ils ont repeint la Tour Eiffel en rouge ??

Comment ça ils ont repeint la Tour Eiffel en rouge ??

Le début de la visite signera...le début de la galère. On est des centaines à pénétrer dans les petites allées en même temps. Pas le temps de s'arrêter pour admirer, sinon on se fait pousser ou piétiner. On avance au ralenti, on a chaud et on ne peut pas prendre de photos.

Sur les murs, des dessins originaux, des affiches, des photos de Miyazaki et de ses collaborateurs tout sourire. On croise un Totoro géant derrière un bar. La foule est vraiment dense, on continue d'étouffer.

Et là... on arrive sur une autre file. Un Chat-bus immense peut accueillir une poignée de visiteurs et bien sûr tout le monde veut poser ses fesses sur les sièges poilus. On y va au compte-goutte. Il faut faire vite : dans un coin, une femme a les yeux rivés sur un chronomètre.

Pff, le Chat-bus, il roule même pas comme un vrai bus...

Pff, le Chat-bus, il roule même pas comme un vrai bus...

Bouffée d'air frais : on arrive dans la salle consacrée aux maquettes et il y a moins de monde. Un bateau volant monte et descend. On reprend son souffle pour affronter le pire : la boutique.

Japon : trois ans après sa retraite, l'aura de Miyazaki toujours intacte

Avant, je n'étais jamais entrée dans une boutique grâce à un ticket. Mais ça, c'était avant. Après une nouvelle (très) longue file, on checke nos tickets d'entrée pour pénétrer dans les lieux. Et là, ce n'est juste plus possible.

"Tu as vu là-bas les Jiji ? Trop mignons !"

"Tu as vu là-bas les Jiji ? Trop mignons !"

"T'as vu, à gauche y'a des goodies du film La Tortue rouge !!"

"T'as vu, à gauche y'a des goodies du film La Tortue rouge !!"

"Vraiment sympas ces T-shirts !"

"Vraiment sympas ces T-shirts !"

J'attrape au vol des cartes postales et me précipite vers la caisse avant de finir broyée par la foule.

On sort de l'exposition éreintées. Ca tombe bien, il y a un MacDo pas loin où se poser. Et ils ont de quoi nous requinquer. 

Oui oui, vous voyez bien : au Japon, les "grandes frites" du MacDo font la taille du plateau.

Oui oui, vous voyez bien : au Japon, les "grandes frites" du MacDo font la taille du plateau.

Publié dans HoRs-cHaMp

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Japon : Godzilla. Godzilla everywhere.

Publié le par Chippily

Une statue près d'un cinéma.

Une statue près d'un cinéma.

Deux figurines Godzilla issues de gashapon (boules surprises) entourent Jiji, le chat de Kiki la petite sorcière.

Deux figurines Godzilla issues de gashapon (boules surprises) entourent Jiji, le chat de Kiki la petite sorcière.

Il fait même de la pub pour du pop-corn, le bougre !

Il fait même de la pub pour du pop-corn, le bougre !

Sur le même principe que la figurine de la Reine d'Angleterre qui fait coucou avec la main, le Godzilla qui fait des mouvements avec ses bras... ce qui est assez lassant au bout d'un moment, en fait.

Sur le même principe que la figurine de la Reine d'Angleterre qui fait coucou avec la main, le Godzilla qui fait des mouvements avec ses bras... ce qui est assez lassant au bout d'un moment, en fait.

Une peluche pour que votre enfant fasse de BEAUX rêves...

Une peluche pour que votre enfant fasse de BEAUX rêves...

Le Japon résumé en une image.

Le Japon résumé en une image.

Même dans un parc d'attraction, Godzilla est là.

Même dans un parc d'attraction, Godzilla est là.

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Une séance de cinéma au Japon

Publié le par Chippily

Un cinéma à la tour Mori, à Tokyo.

Un cinéma à la tour Mori, à Tokyo.

Après m'être prise au jeu d'un ciné entre copines en Birmanie, j'ai décidé de refaire le coup au Japon. Mais, un level au-dessus : si j'avais opté à Rangoun pour un film thaïlandais sous-titré en anglais, à Kyoto ce sera film japonais sous-titré... bah en rien. Et pas n'importe lequel : "Shin Godzilla".

C'est un petit cinéma situé dans une rue étroite, où l'on allume des lanternes la nuit. Et où, parfois, l'on croise le visage fardé des geishas. Derrière ses portes coulissantes (mode japonaise oblige), on découvre une programmation étonnante : de grands films de maîtres japonais, mais aussi de jeunes auteurs un peu à la marge.

Ce petit cinéma... je ne l'ai jamais trouvé. Ni à Tokyo. Ni à Kyoto. Et pourtant, j'ai cherché. Zoomé dans Google Maps qand j'avais du wifi. Scruté les rues. Peine perdue.

Alors, je me suis dirigée comme tout le monde vers ces multiplexes qui s'installent à proximité (voire carrément à l'intérieur) d'immenses centres commerciaux et rues marchandes. Des structures flambant neuves, où l'on accède aux salles par un escalator gigantesque qui est accompagné, pourquoi pas, d'un mur d'eau.

Toujours à la tour Mori.

Toujours à la tour Mori.

Et là, à quelques mètres du fameux escalator, c'est le miracle pour le cinéphile en goguette. Au Japon, on n'écrit pas les résumés des films sur une affiche placardée à un poteau. Non, non.

On les met au dos de petites affiches qui ont juste la bonne taille pour rentrer dans le sac à dos du touriste. Et puis, même que parfois, juste à côté, on trouve aussi des éventails aux couleurs des films !

Tu voies ces affiches, là ? Bah j'ai tout pris !

Tu voies ces affiches, là ? Bah j'ai tout pris !

J'ai même empoché l'éventail "Renaissances", dis donc !

J'ai même empoché l'éventail "Renaissances", dis donc !

Et si tu n'as pas trouvé ton bonheur en gratuit, tu peux toujours tenter ta chance à la boutique du cinéma, qui vend les goodies des films.

Envie d'une figurine "Ghostbusters" ou d'un porte-monnaie "Les Minions" ?

Envie d'une figurine "Ghostbusters" ou d'un porte-monnaie "Les Minions" ?

Enthousiasmée par tout ce que je vois, je me dis que je me ferais bien une petite toile au Japon, finalement, même si c'est dans un multiplexe immense. Je jette un coup d'oeil aux tarifs. Et là, c'est la douche froide. 

114 yen = à peu près 1 euro

114 yen = à peu près 1 euro

Déjà, tu mets 10 minutes à lire tous les tarifs, parce que c'est pas comme s'il y en avait 17, HEIN. Et après tu remets 10 minutes à les relire, avec dans ta tête une petite voix qui murmure : "Pourvu que ce soit pas le plus cher ! Pourvu que ce soit pas le plus cher !"

Et si.

T'aurais bien tenté le "Marriage 50 Discount", qui est réservé aux couples dont l'un des deux a 50 ans ou plus, mais avec vos baskets et vos sacs à dos, vous faîtes pas vraiment plus de 18 ans ta copine et toi.

Alors tu regardes à nouveau le prix dont tu devrais t'acquitter. Environ 16 euros. Ouille.

Et en plus, le film ne commence qu'à 27 h !!

Et en plus, le film ne commence qu'à 27 h !!

D'un commun accord (moi, ma pote et nos portefeuilles), on décide, le moral dans les chaussettes, de ne pas se faire un cinéma. Jusqu'à...

Jusqu'à ce que nos baskets croisent le chemin du Movix, à Kyoto. Ecriture de toutes les couleurs, resto de burgers alléchants... et en plus, comme on est fin d'après-midi, la séance est moins chère : seulement 11,50 euros ! Mon Dieu, mais ce n'est pas cher du tout !

C'est le moment ou jamais. Tant qu'à être au Japon, prenons un film japonais :

Une séance de cinéma au Japon

Sourire - Sourire d'un gars qui vient de perdre son oeil - table renversée - canard qui se prend la table renversée - gars qui se sauve (mais c'est ballot, lui reste plus que des jambes et un bras)

Une séance de cinéma au Japon

"Shin Godzilla", ou "Godzilla Resurgence" en anglais, soit le 31e film consacré à la grosse bêbête et sorti fin juillet au Japon.

"Vous savez que le film est en japonais ? Sans sous-titrages ?" nous fait le vendeur en fronçant des sourcils. Même pas peur, on dit "oui"... sachant que c'est à peu près le seul mot que je connaisse dans cette langue. 

Comme en Birmanie, on choisit sa place sur un plan. Mais, par contre, ici, le prix est le même partout. Dans l' (éternel) escalator qui nous mène à la salle, on croise un Occidental qui s'est fait un petit plateau repas pour sa séance.

Le Graal. Au milieu, mon rang avec ma place.

Le Graal. Au milieu, mon rang avec ma place.

Avant le film, une caméra avec un corps humain se dandine à l'écran. Un sumo nous fait part des dernières instructions. La salle est tellement grande que la petite quarantaine que nous sommes dispersée un peu partout en parait dix.

Dans le film, Godzilla vient des tréfonds de la baie de Tokyo. Tu m'étonnes, vu sa couleur, c'était obligé qu'il s'y passe des trucs chelous en-dessous. Il a une queue immense. Il marche toujours tout droit, les dents serrés, avec les pattes avant tournées vers le ciel, comme s'il voulait crier : "Pourquoi ??" Quand le gouvernement comprend qu'il a l'intention de marcher tout droit dans tout Tokyo, ils mettent des habits bleus.

Pas de bol pour nous, ça doit être le Godzilla le plus bavard des 31. Le gouvernement s'interroge, les conseillers s'interrogent, et nous, on ne comprend rien. Heureusement, le Wikipédia anglais spoile tout.

Pendant ce temps là, Godzilla marche toujours tout droit avec la mâchoire serrée.

Et dire que, tout ce qu'il voulait, c'était faire une balade dans Tokyo...

Et dire que, tout ce qu'il voulait, c'était faire une balade dans Tokyo...

Deux heures après, tout est bien qui finit bien... ou presque (non, je ne spoilerai pas). Et en plus, je crois qu'on a compris l'essentiel. La quarantaine de personnes sort de la salle sans un bruit. Personne n'a moufté pendant la séance.

Il est presque minuit. Il n'y a presque plus personne dans les rues. On marche dans la chaleur redevenue à peu près supportable. Quand soudain, une idée folle.

"Et si on allait voir le "Ghostbusters" projeté à 27 h ?"

 

Publié dans HoRs-cHaMp

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Quand une île réconcilia (presque) Alain Resnais avec la Bretagne

Publié le par Chippily

Image du film "Mon Oncle d'Amérique".

Image du film "Mon Oncle d'Amérique".

Previously, in The Chippily Show : le réalisateur Alain Resnais a grandi à Vannes, mais déteste la ville. Et du coup la Bretagne. Mais un tournage va le faire (un peu) changer d'avis.

On est à l’orée des années 80 et Alain Resnais est embêté. Pour son prochain film, « Mon Oncle d’Amérique », il lui faut une île. Une toute petite, pour qu’elle puisse bien rentrer dans le cadre. Il cherche dans toute la France, fouille en Méditerrannée, en Atlantique… Rien ne le satisfait.

Enfin, si : une des deux Logoden, dans le golfe du Morbihan. D’abord, le réalisateur se refuse à y aller. Depuis son enfance, il a en horreur la Bretagne. Finalement, il se laisse convaincre.

C’est qu’il la connait bien, la Logoden. Enfant, en cachette de ses parents, il prenait un canot et ramait jusqu’à là-bas. Histoire de lire tranquillement les BD achetées au kiosquier de la gare de Vannes.

L'île Logoden sur laquelle Alain Resnais tourna "Mon Oncle d'Amérique".

L'île Logoden sur laquelle Alain Resnais tourna "Mon Oncle d'Amérique".

En 1979, il y emmène Gérard Depardieu et Nicole Garcia. Croit reconnaître la petite embarcation qu’il utilisait enfant… et tient à l’utiliser, malgré le regard horrifié des techniciens devant le piteux état de la barque.

Le début d’une (petite) réconciliation avec sa région natale : dans Cœurs, ses personnages principaux viennent de Roscoff et Alain Resnais envisagea d’y tourner un autre film, Or, sur la légende arthurienne, au début des années 2000. Un projet qui tombera à l’eau.

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Sur les pas d'Alain Resnais à Vannes

Publié le par Chippily

Alain Resnais (3e rang, 3e à partir de la gauche, le garçon avec les cheveux épais) en 1932, posant pour sa photo de classe. Il fréquente alors le collège Saint-François-Xavier de Vannes (photo : archives municipales de Vannes - fonds collège et lycée Saint-François-Xavier de Vannes).

Alain Resnais (3e rang, 3e à partir de la gauche, le garçon avec les cheveux épais) en 1932, posant pour sa photo de classe. Il fréquente alors le collège Saint-François-Xavier de Vannes (photo : archives municipales de Vannes - fonds collège et lycée Saint-François-Xavier de Vannes).

Alain Resnais détestait Vannes (Morbihan), sa ville natale, qu'il a "fui" à 14 ans. Pourtant, la cité bretonne de 53 000 habitants grouille de souvenirs liés au grand réalisateur. Et si lui n'est plus là, les bâtiments qu'il a fréquentés sont toujours debout et racontent chacun une anecdote du petit garçon solitaire (article paru pour la première dans l'édition Vannes de Ouest-France).

« C’est vrai que c’est lui qui a fait le film « Hiroshima mon amour » ! » Penché au-dessus de son ordinateur, au milieu de boites de paracétamol et autres bandages, Vincent Cariou sourit. Depuis 2008, il est le propriétaire de la pharmacie Saint-Nicolas, petite enseigne collée aux remparts de Vannes (Morbihan), à deux pas de la cathédrale. Parmi ses prédécesseurs, un certain Monsieur Pierre Resnais. Le père d’Alain.

Alain Resnais en 2014 (© F comme film/ Arnaud Borrel)

Alain Resnais en 2014 (© F comme film/ Arnaud Borrel)

Dans le "Ouest-Eclair" du 9 juin 1922.

Dans le "Ouest-Eclair" du 9 juin 1922.

C’est le 3 juin 1922 qu’Alain Resnais voit le jour à Vannes. Le début d’une grande histoire de…haine avec sa ville natale. Le petit garçon, atteint d’un asthme sévère, étouffe. Au sens propre comme au figuré. Eduqué strictement, obligé de passer des nuits dans un fauteuil pour pouvoir respirer, il prend la Bretagne en grippe. S’ennuie.

« Avant la Seconde Guerre mondiale, Vannes est un peu endormie, sans dynamisme, il ne se passe pas grand-chose », analyse Hubert Poupard, ancien archiviste de la ville.

L'établissement scolaire Saint-François-Xavier (SFX pour les intimes).

L'établissement scolaire Saint-François-Xavier (SFX pour les intimes).

Au collège Saint-François-Xavier, aussi, ça ne va pas fort. Dans ses bulletins, les A s’alignent. Mais, fils unique parmi des familles nombreuses catholiques, il se sent mal aimé. Et rate de plus en plus de cours, sa maladie s’aggravant. « C’était un enfant renfermé, très fatigué par ses crises d’asthme, se souvient Yvonne, 91 ans, camarade de récré et dont le père allait jouer les précepteurs chez les Resnais. Ses seuls amis, c’était ses cousins. » Le 7ème art sera sa bulle d’oxygène.

L'ancien cinéma l'Eden.

L'ancien cinéma l'Eden.

Du cinéma l’Eden, situé à 5 minutes à pied du collège, il ne reste aujourd’hui qu’une superbe façade Arts déco, le bâtiment se partageant entre logements et cabinets médicaux. C’est pourtant là que le petit Alain verra ses premiers films. Il convainc les scouts de le laisser libre les jeudis et dimanches, jours de séances de cinéma. Argumente auprès de ses parents pour aller à l’Eden et non à la Garenne, cinéma paroissial. « Ils n’ont accepté qu’à condition que je porte ma casquette de Saint-François-Xavier ! » se remémorait-il dans Ouest-France en 2006.

Un bus place de la République (par Billy69150 - travail personnel, CC BY-SA 4.0).

Un bus place de la République (par Billy69150 - travail personnel, CC BY-SA 4.0).

A 13 ans, il reçoit pour Noël une caméra. L’actuelle place de la République, aujourd’hui grouillante de voitures et de bus, devient son terrain de jeu. Il arpente les rues aux alentours, caméra au poing. Filme ses petits camarades. Et monte, chez lui, une véritable salle de cinéma : fauteuils qui claquent quand on se lève, écran et projecteur dissimulé derrière un petit rideau. « Si un spectateur pointait le nez derrière le rideau, j’avais un gros maillet pour donner un coup sur la tête. »

Son premier court-métrage : Fantômas, en 1935. Le début d’une grande série, avec des chefs d’œuvre comme « Nuit et brouillard », « L’année dernière à Marienbad » ou « Smoking/No Smoking ». Une liste qui s’achèvera par le long-métrage « Aimer, boire et chanter », sorti en 2014, année de sa mort.

En 1936, c’est décidé : les parents d’Alain Resnais décident de l’envoyer chez son oncle à Paris, où leur fils ne souffre plus d’asthme. Désirant d’abord être acteur, Alain se tourne finalement vers la réalisation. Et oublie Vannes. En 1995, la municipalité lui proposera la médaille d’honneur de la ville. Il déclinera.

A suivre...

Publié dans HoRs-cHaMp

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