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Lumière 2015 : Doux Mads

Publié le par Chippily

C'est blond. Gris. Un peu roux aussi. Et c'est la première chose que je remarque chez Mads Mikkelsen : cette couleur de cheveux improbable, sorte de mélanges de colorations s'étiolant sous le rare soleil lyonnais.

Mads Mikkelsen x3
Mads Mikkelsen x3Mads Mikkelsen x3

Mads Mikkelsen x3

Mais pas de quoi perturber l'acteur danois. Décontracté, en chemise à carreaux et basket, il distribue sourires et selfies devant l'Institut Lumière, le geste chaleureux, doux et patient. Avant de se faire entraîner par Thierry Frémaux devant la halle du premier film. "Vous voyez, lui dit-il, c'est ici que le premier film du cinéma a été tourné. Mais poussez-vous les journalistes, on voit rien !"

"Là-bas, derrière les journalistes et les perches à selfies, c'est là où a été tourné le premier film du cinéma !"

"Là-bas, derrière les journalistes et les perches à selfies, c'est là où a été tourné le premier film du cinéma !"

Mads Mikkelsen écoute attentivement, sourit à nouveau, pose des questions. S'arrête devant chaque affiche exposée par son compatriote, le réalisateur Nicolas Winding Refn. Avant de s'engouffrer dans la salle de cinéma pour présenter "Valhalla Rising".

Je le retrouve le lendemain. Assise sur le balcon du Cinéma Comoedia, sur un réhausseur (!!), je le vois arriver. Tout sourire, il s'incline face aux spectateurs de sa master-class. Avant de s'asseoir et de commencer à parler de lui. En toute simplicité, en glissant quelques mots de français, en volant l'eau du traducteur et du journalitste Carlos Gomez, et en n'hésitant pas à interrompre brièvement la séance pour une pause pipi.

Mads Mikkelsen et le journaliste Carlos Gomez, qui a mené la master-class.

Mads Mikkelsen et le journaliste Carlos Gomez, qui a mené la master-class.

Traumatisé par "Tintin"

"La première fois que je suis allé au cinéma, c'était pour "Tintin et les sept boules de cristal". J'ai eu tellement peur ! J'en ai même oublié d'aller aux toilettes... Mon film préféré, aujourd'hui, c'est "Taxi Driver". Je l'ai vu à 22-23 ans. Avant, les films que j'allais voir étaient très manichéens. Là, c'était différent : le personnage, je l'ai aimé, puis plus du tout aimé, puis aimé... Je suis sorti du film avec beaucoup de questions sans réponses. C'est pour ça que c'est mon film préféré. Pour mes acteurs fétiches, je citerai Buster Keaton ou Bruce Lee."

"Prends-le lui. Il est en cours de théâtre et personne ne comprend ce qu'il dit"

"De 17 à 26 ans, j'ai été danseur. Gymnaste aussi. Être acteur ? Je pensais que ce n'était que les "fils de" et les "filles de" qui pouvaient jouer, mais je ne pensais pas que c'était un vrai job."

"Je ne sais pas si la danse m'a apporté quelque chose... Bien sûr, ça aide, pour tomber, par exemple. Et souvent, je me demande : mon personnage est-il léger ? Lourd ?"

"Puis, j'ai fait du théâtre. J'étais en 4ème année quand Nicolas Winding Refn m'a remarqué pour "Pusher". Il détestait jouer avec des acteurs, il les trouvait ennuyeux. Ils lui ont dit : "Prends-le lui. Il est en cours de théâtre et personne ne comprend ce qu'il dit." C'est vrai qu'à l'époque, je parlais vite, en langage de la rue... Après, j'ai appris à parler plus lentement."

Mon premier agent

"C'était un gars qui faisait le placement de produits. Il m'a demandé combien j'avais été payé pour mon rôle et il a ri pendant 20 minutes. Il a dit : Il faut faire quelque chose. On commence demain."

Le choc "Pusher"... et la prison

"Pusher est sorti en 1996. C'était mon premier film et ça a été un gros succès, surtout à Copenhague. Les gens disaient : "On ne peut pas faire de films comme ça !!" J'ai eu beaucoup de chance, le film est sorti quand je passais mon examen. Donc ça n'a pas été trop dur de trouver du boulot après. J'ai de suite intégré une compagnie de théâtre."

"Pour le film, j'étais chauve avec de gros "tatouages", des dessins en fait. J'habitais un quartier bobo, et, quand je ramenais ma fille au jardin d'enfants, les autres parents avaient peur de moi. Ma fille venait d'apprendre à parler et disait que j'étais en prison... parce que je tournais alors une séquence dans une prison. Elle a aussi dit que le genou de sa mère avait été "arrachée", alors qu'elle s'était juste blessée."

Les 2 000 bouteilles de vin de Depardieu

"Début des années 2000, je tourne "Dina", film danois filmé en Norvège. Gérard Depardieu joue mon beau-père. C'était ma première rencontre avec une superstar. Il n'était pas venu les mains vides : il avait rapporté 2 000 bouteilles de vin de son château. Ca a été une grande expérience de tourner avec lui."

Mads Mikkelsen a parlé de sa rencontre avec la Reine d'Angleterre avec une couronne de fleurs sur la tête. NORMAL.

Mads Mikkelsen a parlé de sa rencontre avec la Reine d'Angleterre avec une couronne de fleurs sur la tête. NORMAL.

"Avant de faire "Casino Royale", je n'avais jamais vu de James Bond de ma vie"

"C'est grâce à mon rôle dans "Open hearts" que j'ai été remarqué par une productrice de James Bond. J'y joue un médecin très gentil. Je ne sais pas comment elle a vu un méchant là-dedans !"

"Avant de faire "Casino Royale", je n'avais jamais vu de James Bond de ma vie. On m'a demandé au casting quel était mon Bond préféré. J'ai beaucoup menti. J'ai inventé. J'ai dit : "Celui avec le mec avec les dents en métal !""

"Mais non, je ne joue pas toujours les méchants ! C'est juste qu'ils cherchent souvent un gars avec un accent étranger pour faire le faire."

La Reine et moi

"Quand Bond est sorti, il y avait 50 000 personnes qui attendaient dehors, à Leicester Park, à Londres. Au Danemark, si on avait ça comme spectateurs, on serait déjà fous !"

"Avant de rencontrer la Reine d'Angleterre, on a reçu un document de 5 pages qui expliquait comment bien se tenir. En fait, on n'a le droit de ne rien faire ! En plus, il ne fallait pas l'appeler "Ma'am", mais quelque chose comme "Lam", et moi, javais peur de dire "lamb" (agneau, ndlr)."

"Un petit homme nous a distribué des bonbons à la menthe. Judi Dench m'a regardé et m'a dit : "Mads, je te surveille, car je suis sûre que tu vas faire une connerie." Pendant que je saluais la Reine, je la voyais me regarder. J'ai eu du mal à ne pas exploser de rire."

"Nicolas Winding Refn est un grand fan de James Bond. Pour la première de "Casino Royale", il a insisté pour que je lui passe des places. Le Jour J, il est arrivé avec un costard trop grand et une énorme veste rouge vif. Je me suis dit : ça, c'est Nicolas !"

"Sur "Michael Kohlhaas, le plus dur, c'était de parler français sur un cheval"

"L'année du prix d'interprétation à Cannes a été une année folle ! Il y a eu "The Royal affair", "Michael Kohlhaas", "La Chasse"... Pour "Michael Kohlhaas, ce n'est pas de parler français ou de monter à cheval qui était le plus dur : le plus dur, c'était de parler français sur un cheval. Sur le tournage, j'ai accouché pour de vrai une jument. Le petit s'appelle d'ailleurs Kohlhaas. J'ai d'abord voulu l'adopter, mais j'ai préféré le laisser en France finalement."

"Hannibal" et "Star Wars"

"C'est dur de passer après Hopkins, mais on savait que ce serait différent. C'est dur aussi de s'approprier totalement un personnage. Le faire avec Hannibal, ce serait de la folie. J'ai décidé de le faire comme ça : un personnage qui aime plutôt qu'il déteste. Malheureusement, il aime ce que les autres détestent."

"J'ai jamais regardé de "Star Wars" mais j'ai les DVD. La semaine prochaine, je les regarde ! Ce n'est pas un univers dans lequel je suis rentré petit."

"Je ne peux rien vous dire sur "Star Wars" (Mads Mikkelsen jouera dans le spin-off de la saga, intitulé "Rogue One", ndlr). Sinon je vais être jeté dans une rivière, crucifié et brûlé."

Rihanna : "Mon agent m'a dit fais-le ! Fais-le !"

"Comment j'ai fini par travailler avec Rihanna ? Je me pose encore la question !! Mon agent m'a dit : ils cherchent un gars pour un clip ("Bitch better have my money", ndlr), fais-le, fais-le ! La vidéo était cool, mais ça aurait pu être n'importe qui d'autre. C'était surréaliste."

Lumière 2015 : Doux Mads

Durant ces presque 2 h de master-class, Mads Mikkelsen aura aussi parlé de la Méthode chère à certains acteurs ("je ne l'aime pas, alors que les journalistes adorent ça. C'est quelque chose d'ennuyeux. Pour dire : j'ai habité deux ans dans une boite à chaussure, c'est ridicule !"). 

Mais aussi de faire l'acteur avec les enfants ("c'est un vrai cadeau de travailler avec eux"), de son frère ("Lars, qui a 1 an et demi de plus que moi, a aussi fait une école de théâtre et là il joue Magnussen dans "Sherlock"), avant de finir sur son envie ou non de passer derrière la caméra : "Réaliser ? Peut-être un jour. Quand les gens seront fatigués de me voir, peut-être que j'essayerai."

Publié dans HoRs-cHaMp

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Lumière 2015 : "Tous ces gens vont regarder Les Affranchis ??"

Publié le par Chippily

Des rétrospectives, des master-class et une star, Martin Scorsese : tel était le cocktail proposé par le Festival Lumière, qui s'est tenu à Lyon du 12 au 18 octobre 2015. Aujourd'hui, Martin Scorsese parle de son film "Les Affranchis" lors de la cérémonie de clôture.

Martin Scorsese (imite Robert De Niro ?) : "Tous ces gens vont voir Les Affranchis ??" (5 000 personnes se trouvent en face de lui, ndlr)

Martin Scorsese (imite Robert De Niro ?) : "Tous ces gens vont voir Les Affranchis ??" (5 000 personnes se trouvent en face de lui, ndlr)

Eh bé...

Eh bé...

"Parler des Affranchis ? Il y aurait beaucoup à dire. Je vais essayer de faire une courte introduction. A l'époque, je ne sais plus pourquoi, mais je devais un film à la Warner. Et il s'est trouvé que c'était une adaptation du livre Wiseguy."

"Parler des Affranchis ? Il y aurait beaucoup à dire. Je vais essayer de faire une courte introduction. A l'époque, je ne sais plus pourquoi, mais je devais un film à la Warner. Et il s'est trouvé que c'était une adaptation du livre Wiseguy."

"Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de faire un autre film sur les gangsters, avec un New York assez sombre... Les gens me disaient : "Arrête de faire ça." Michael Powell (célèbre réalisateur britannique, ndlr) m'a demandé s'il pouvait lire le script. Je lui ai passé en lui disant que je n'étais pas du tout sûr de le faire... Il l'a lu et il m'a dit : Vas-y ! Ça m'a fait reprendre confiance en moi."

"Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de faire un autre film sur les gangsters, avec un New York assez sombre... Les gens me disaient : "Arrête de faire ça." Michael Powell (célèbre réalisateur britannique, ndlr) m'a demandé s'il pouvait lire le script. Je lui ai passé en lui disant que je n'étais pas du tout sûr de le faire... Il l'a lu et il m'a dit : Vas-y ! Ça m'a fait reprendre confiance en moi."

"Je cherchais un autre point de vue. Je ne l'ai pas attaqué comme un film sur les gangsters. Pendant un an et demi, on a planché sur le scénario. On l'a imaginé plan par plan. Une fois le scénario prêt, j'ai demandé un peu de temps à la Warner : les financements pour faire "La dernière tentation du Christ" venaient d'arriver et je voulais réaliser ce film."

"Je cherchais un autre point de vue. Je ne l'ai pas attaqué comme un film sur les gangsters. Pendant un an et demi, on a planché sur le scénario. On l'a imaginé plan par plan. Une fois le scénario prêt, j'ai demandé un peu de temps à la Warner : les financements pour faire "La dernière tentation du Christ" venaient d'arriver et je voulais réaliser ce film."

"Bon, il reste de l'improvisation dans Les Affranchis. Par exemple avec ma mère, qui joue la maman de Joe Pesci. Ma mère, on ne peut pas la diriger ! Alors on a mis deux caméras, on l'a mise devant avec Joe... et c'était parti ! D'ailleurs Joe ne voulait pas jouer dans Les Affranchis au début. Puis, il m'a dit : Ok, mais je veux que CETTE scène y figure. C'était celle du "funny guy", inspirée de ses souvenirs. Je lui ai dit : Ok. Je savais exactement où j'allais mettre cette scène."

"Bon, il reste de l'improvisation dans Les Affranchis. Par exemple avec ma mère, qui joue la maman de Joe Pesci. Ma mère, on ne peut pas la diriger ! Alors on a mis deux caméras, on l'a mise devant avec Joe... et c'était parti ! D'ailleurs Joe ne voulait pas jouer dans Les Affranchis au début. Puis, il m'a dit : Ok, mais je veux que CETTE scène y figure. C'était celle du "funny guy", inspirée de ses souvenirs. Je lui ai dit : Ok. Je savais exactement où j'allais mettre cette scène."

Comme il est de coutume au Festival Lumière, Martin Scorsese se voit remettre une bouteille de vin par les organisateurs et les élus à la fin de son intervention. Réaction amusée de l'intéressé : "Elle est plus grande que moi !"

Comme il est de coutume au Festival Lumière, Martin Scorsese se voit remettre une bouteille de vin par les organisateurs et les élus à la fin de son intervention. Réaction amusée de l'intéressé : "Elle est plus grande que moi !"

Publié dans HoRs-cHaMp

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Lumière 2015 : des muets et beaucoup de blabla

Publié le par Chippily

Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière de Lyon, et Laurent Gerra, un des fondateurs du festival Lumière.

Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière de Lyon, et Laurent Gerra, un des fondateurs du festival Lumière.

Des rétrospectives, des master-class et une star, Martin Scorsese : tel était le cocktail proposé par le Festival Lumière, qui s'est tenu à Lyon du 12 au 18 octobre 2015. Aujourd'hui, les films muets de l'événement "Une nuit au Gaumont palace".

Comment bien parler (= en profondeur et avec détachement) d'une société, en l'occurence Gaumont, quand son grand patron (Nicolas Seydoux, barbe blanche et écharpe rouge) est dans la salle ? Voilà une question auquelle Thierry Frémaux et Laurent Gerra, présentateurs de la soirée "Une nuit au Gaumont palace", ne répondront pas.

Pourtant, tout partait d'une bonne idée : après chaque petit film Gaumont, rallumer les lumières de l'Auditorium de Lyon et dire quelques mots sur le suivant. Malheureusement, c'était sans compter les imitations douteuses de Gerra, les explications envoyées en deux coups de cuiller à pot de Frémaux et cette phrase-gimmick insupportable : "Et on salue Nicolas Seydoux, qui est dans la salle !" Le tout pour une soirée payée 15 €. Dur.

L'omnipotent Thierry Frémaux.

L'omnipotent Thierry Frémaux.

Heureusement, les films, eux, étaient à la hauteur, et ont répondu au silence quand les mots des autres devenaient lourdingues - dommage, j'aurais voulu en savoir plus sur un des inventeurs du dessin animé, Emile Cohl. D'après Wikipédia, il se battait en duel à l'épée contre les amants de sa femme et a trouvé la mort à 81 ans "suite aux brûlures occasionnées par l'embrasement de sa barbe par la flamme d'une bougie".

Au menu du soir : de l'Alice Guy ("La fée aux choux", "Chez le photographe"...), première réalisatrice de l'histoire du cinéma ; du Louis Feuillade ("Une dame vraiment bien", "Bout de Zan vole un éléphant"...), du Emile Cohl donc... 

"Bout de Zan vole un éléphant" : un gamin pique l'éléphanteau d'un cirque, va au resto avec et mendie avec dans la rue. Normal.

"Bout de Zan vole un éléphant" : un gamin pique l'éléphanteau d'un cirque, va au resto avec et mendie avec dans la rue. Normal.

Et des histoires et trucages assez bien vus : une main apparaît soudain au-dessus d'un pauvre homme ici, un voleur escalade une maison ou, mon préféré, un policier a un bras à rallonge ("L'agent a le bras long"). Une oeuvre, que, si on l'a aimé, selon Allociné, on aimera aussi...

Me demande qu'est-ce qu'ils ont comme logiciel pour faire le lien entre un film muet de quelques minutes et ça...

Me demande qu'est-ce qu'ils ont comme logiciel pour faire le lien entre un film muet de quelques minutes et ça...

Publié dans HoRs-cHaMp

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Lumière 2015 : Martin Scorsese, Abd Al Malik, même combat ?

Publié le par Chippily

Le rappeur alsacien a présenté "Italianamerican" de Martin Scorsese.

Le rappeur alsacien a présenté "Italianamerican" de Martin Scorsese.

Des rétrospectives, des master-class et une star, Martin Scorsese : tel était le cocktail proposé par le Festival Lumière, qui s'est tenu à Lyon du 12 au 18 octobre 2015. Aujourd'hui, je vais voir un documentaire sur les parents de Scorsese... présenté par Abd Al Malik. Mais euh, qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ??

"Parfois, ils mettent vraiment n'importe qui pour présenter les films. Je suis sûre que, quand une séance ne se remplit pas, ils contactent une star au pif pour qu'elle vienne et fasse grimper le nombre de spectateurs."

Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais ma copine Noémie. Et elle n'a pas forcément tort : en zieutant le programme, on voit que Laurent Gerra présente une nuit consacrée aux films muets ou que Thomas Ngijol se coltine "La Valse des pantins".

Alors qu'on attend dans la file pour voir "Italianamerican" de Martin Scorsese, c'est la grande silhouette d'Abd Al Malik qui nous dépasse. Mouais. Difficile de voir un quelconque rapport entre le rappeur alsacien et le film sur les parents et les origines de Scorsese.

"J'ai eu l'impression qu'il parlait de moi"

Et pourtant. "La première fois que j'ai vu ce documentaire de Scorsese, j'ai eu l'impression qu'il parlait de moi", lâche Abd Al Malik, debout contre la scène du cinéma Comoedia. Avant d'égréner leurs thèmes favoris à tous les deux : les liens de parenté, l'immigration et la religion. Ah ouais, pas faux. Abd Al Malik s'envole - "Le cinéma est un miroir d'humanité" -, évoque son film ("C'est Mathieu Kassovitz qui m'a poussé à le faire") avant de disparaître, sous les applaudissements.

Il ne sera pas venu pour rien : le lendemain, il effectuera en tant qu'acteur un remake du court-métrage de la sortie des usines des frères Lumière. Un remake tourné par Martin Scorsese en personne.

Publié dans HoRs-cHaMp

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Lumière 2015 : des stars, du froid et Martin Scorsese

Publié le par Chippily

Inscriptions sur le Hangar du premier film, à Lyon.

Inscriptions sur le Hangar du premier film, à Lyon.

Des rétrospectives, des master-class et une star, Martin Scorsese : tel était le cocktail proposé par le Festival Lumière, qui s'est tenu à Lyon du 12 au 18 octobre 2015. Et pour bien commencer... je commence par la fin.

D'une démarche lente, Max Von Sydow, les yeux rougis par les années, quitte la Halle Tony Garnier de Lyon. Des milliers de spectateurs lui emboîtent le pas. Entraînée par la foule qui vient de regarder "Les Affranchis" en présence de Martin Scorsese, je me retrouve dehors. 

J'évite la file d'attente pour récupérer les objets laissés à la consigne, slalome entre les vendeuses essayant une dernière fois de refourguer les goodies de l'événement... Et là, je me rends soudain compte : le Festival Lumière 2015, 7e du nom, c'est fini. Plus de master-class, plus d'attente dans le froid, plus de squat au Village du Festival, plus de rencontres incongrues (ah tiens, Roman Polanski)...

Mais plein de souvenirs et d'anecdotes à raconter et à partager (vous avez déjà pu en glaner quelques uns sur mon twitter, @TheChippilyShow). Prêts pour un petit voyage à Lyon ?

Publié dans HoRs-cHaMp

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