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2013... C'est fini !

Publié le par Chippily

César 2013 De Caunes choré2

Et voilà, c’est terminé. La salle est vide, les deux derniers amoureux se sont éclipsés il y a quelques secondes. Le projectionniste a coupé le générique – c’est vrai, qui a encore la force de s’abimer les yeux sur ce truc ? Et le Monsieur Propre local a commencé son entreprise de ramassage de pop-corn éparpillé sur le sol. Que restera t-il alors de cette année 2013 du point de vue cinéma ? Et du point de vue du blog ?

D’abord, des voyages. Dans un petit festival sympa en Normandie. Dans la capitale anglaise. Ou alors en territoire zombie. Des rencontres aussi : avec Michel Ciment, Rafik Djoumi et Arnaud Bordas… et aussi avec des chevaux (ici ou ). On s’est posé ensemble les questions qu’il fallait (Pourquoi « Les Profs » a-t-il si bien marché ? Pourquoi les méchants dans les superproductions américaines meurent-ils de façon stupide ?), on a passé le bac ensemble…

Bref, on a partagé un tas de trucs : du joyeux (les César, les Oscars), du grand n’importe quoi (les stars américaines et leur lubies vestimentaires ou alimentaires). Des choses tristes aussi (la mort de Richard Matheson). On aura vu J.Law s’imposer (d'ici jusqu'à ), Adèle pleurer, la (science) fiction de l’été se dérouler. Vous aurez aussi supporté mes états de santé - entre allergie fictive et vraie épaule en vrac -, mon envie de Twitter. Et on aura enfin achevé ensemble cet horrible Comic Sans MS. Ouf.

Et maintenant, que nous souhaiter pour l’année 2014 ? D’autres rencontres ? D’autres voyages ? D’autres questions existentielles ? Un peu de tout ça. Et surtout beaucoup de (bon) cinéma. Et des navets aussi, parce qu’on aura encore sûrement besoin de rigoler.

Bonne année 2014 à vous tous !

Publié dans buZZ

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Hunger Games 2 : l'Embrasement

Publié le par Chippily

The-Hunger-Games-Catching-Fire.jpg

ANGER GAMES

Pitcho, mon pitch : Katniss is back. En morceaux. Traumatisée. Mais belle et bien de retour pour faire la tournée célébrant sa victoire. Mais c'est sans compter sur le président Snow, qui aimerait voir disparaître celle qui est devenue le symbole de la révolte...

J'avais oublié l'ambiance d'une salle de cinéma au moment d'une projection d'un film pour ados. Le chahut. Les braillements d'une rangée à l'autre. Les chuchotements pendant les scènes de baiser. Les coups dans les sièges. Le pop-corn qui croustille. Et "Hunger Games 2 : l'Embrasement" a tout pour leur faire plaisir : un triangle amoureux, une héroïne qui en a, des péripéties à la pelle, des sacrifices...

Sauf que. Sauf que le film travaille son univers, et le fait bien (les habits en lambeaux des districts face aux costumes décoiffants de ce qui s'apparente à la Cour d'un monarque). Et sauf que, contrairement à des "Harry Potter" ou autres films pour public adulescent, ici ce n'est pas l'héroïne qui mène la danse.

Katniss est devenue dans ce second opus un symbole de la lutte des classes malgré elle, et se fera manipuler de toutes parts. Un pari audacieux et intéressant, qui ne donne qu'une envie : voir la suite...qui n'est prévue que pour novembre 2014. Aïe.

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Publié dans CiNéMa

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Quand Djoumi et Bordas parlent de McTiernan

Publié le par Chippily

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Samedi, fin d'après-midi à Strasbourg. Rafik Djoumi (à gauche) et Arnaud Bordas, respectivement critiques ciné de "Bits" sur Arte Creative et Le Figaro Magazine et membres du collectif "Free Joh McTiernan", prennent place dans la salle blanche de la librairie Kléber. Objectif : venir défendre le réalisateur emprisonné (voir l'article de Bordas pour se souvenir du pourquoi du comment) et parler de ses films. Dehors, les illuminations de Noël clignotent, les chants d'enfants rugissent. A l'intérieur, on discute tranquillement de McTiernan, de sa faible notoriété et des caractéristiques de son cinéma. Extraits.

Rafik Djoumi : "Un jour, j'ai entendu un blogueur dire : "J'adore les films de McTiernan mais il n'a pas de style." Je ne suis pas d'accord. John McTiernan n'a pas un style reconnaissable à la Tim Burton, ou un style référentiel à la Tarantino... Mais c'est sa technique de mise en scène qui le distingue. Il n'a jamais "violé" une oeuvre en y mettant sa propre signature. Mais il transcende les films qu'il réalise. "Predator" est un script pourri. Et "A la Poursuite d'Octobre rouge" a un script populiste à la base."

Arnaud Bordas : "En plus, McTiernan a toujours été en avance sur son temps. A part les coiffures et les habits dans "Die Hard", le film n'est pas daté. Il y a même des lens flares, une chose qui a envahi aujourd'hui tous les blockbusters. Par exemple chez J.J Abrahms, où ça devient agaçant, maniériste. Ce serait vraiment intéressant que McTiernan se mette à la 3D, pour voir ce qu'il en ferait."

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"Die Hard devait être une suite à "Commando" qui se serait appelée "Matrix" !"

R.D : "Il faut noter aussi l'importance du chef of de McTiernan. Et puis, de son prof de cinéma. C'était quelqu'un d'assez spécial, qui frappait ses élèves avec des magazines. Mais il a imposé le visionnage de "La nuit américaine" de Truffaut à ses étudiants, et d'autres films européens, qui ont influencé McTiernan. "Die Hard" a bouleversé pas mal de choses qui étaient vivement déconseillées de mettre dans des films. Par exemple, 2 travellings qui se croisent, un travelling rapide puis un plan fixe..."

A.B : "Le filmage caméra à l'épaule aussi : McTiernan l'a piqué au cinéma européen pour le mettre dans un blockbuster. Aujourd'hui, c'est omniprésent, notamment depuis Greengrass et ses Jason Bourne."

R.D : "Oui, mais McTiernan, lui, il la manie bien, la caméra à l'épaule !"

A.B : "C'est vrai que dans Green Zone, la scène où les personnages se poursuivent, avec les hélicos et tout, est illisible !"

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"Les choix de montage dans "Predator" sont faits dans le dos de McTiernan. Y'a des plans flous, pas nets : c'est le monteur qui trafiquait les images, agrandissait des bouts de certains plans car il ne les comprenait pas."

R.D : "Le truc de McTiernan, c'était de prendre de très bons techniciens pour les mettre en difficulté. Il courait après ses caméramen et leur donnait des coups, pour faire des accouds à l'image, car il savait que ses techniciens, très bons, allaient se rattraper tout de suite !"

A.B : "Il y a quelque chose du cinéaste ultime chez McTiernan. Quand il provoque l'émotion, c'est par le découpage."

R.D : "C'est le cinéaste de la géométrie. A un moment, dans "Die Hard", il y a un poster de femme nue. On croit que c'est seulement pour le gag, mais non : quand le spectateur reverra le poster, il saura immédiatement où il est, dans quelle pièce ! Ses idées de raccord sont aussi à chaque fois faites pour que le spectateur puisse se situer."

A.B : "Il a vraiment fait un tas de choses avant que ce ne soit popularisé. Par exemple, les images thermiques dans "Rollerball" ! Il voulait aussi faire une première demi-heure de film entièrement en langue étrangère et non sous-titrées pour que le spectateur se sente avec le héros américain, qui se sent complètement paumé."

R.D : "Et puis, il a donné des rôles à contre-courant du registre de certains articles : il ne faut pas oublier qu'avant "Die Hard", Bruce Willis était un acteur de comédie ! Et dans le film de McTiernan, c'est vraiment la figure de cow-boy : son célèbre "Yippie ki yay" est une citation directe à un vieux western."

A.B : "Surtout, dans les films de McTiernan, le héros est intelligent, et ça donne un film intelligent. Ce n'est pas comme dans certains films récents, où le héros est un idiot fini. Regardez Thor 2..."

Publié dans HoRs-cHaMp

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