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Psssst...

Publié le par Chippily

Psssst...

Parce que Facebook et Twitter (@TheChippilyShow) ne me suffisaient pas, j'ai ouvert un compte Instagram (@thechippilyshow). Mais une fois n'est pas coutume, je n'y photographie pas que cinéma, mais un peu tout et surtout n'importe quoi. Bah oui, on ne se refait pas, hein. 

Publié dans buZZ

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Tour de France des plus beaux cinémas : Mutzig

Publié le par Chippily

Un cinéma dans un château... Qui dit mieux ?

Un cinéma dans un château... Qui dit mieux ?

Le cinéma des Rohan, Mutzig (Bas-Rhin, Alsace)

C'est la première chose qu'on voit : une grille immense. Majestueuse. Derrière, le Centre culturel du château des Rohan. 

Tour de France des plus beaux cinémas : Mutzig

Ici, on joue de la musique, on fait du sport...et on va au cinéma. Mais, sur les grandes affiches à l'entrée du château, des films inconnus, rares.

Tour de France des plus beaux cinémas : Mutzig

C'est que la grande bâtisse ne règne plus en maître dans le 7e art. Depuis quelques années maintenant, elle doit affronter la puissance de feu d'un multiplex implanté à quelques kilomètres, dans la cité historique de la marque Bugatti, Molsheim. 

Et c'est dur de rivaliser quand on possède une salle avec 220 places... contre neuf salles pour une capacité totale pouvant atteindre les 2 000 places.

Tour de France des plus beaux cinémas : Mutzig

Mais que le cinéma des Rohan se rassure : niveau majesté des lieux, c'est toujours lui qui garde la main...

Mutzig (DR)

Mutzig (DR)

Molsheim (DR)

Molsheim (DR)

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Le Tour de France des plus beaux cinémas inauguré !

Publié le par Chippily

"La Locomotive" à Arzon

"La Locomotive" à Arzon

Voir un film, c'est bien. Mais le voir dans un endroit grand et somptueux, ou tout petit et tout mignon, en face de la mer, ou dans une cave, ça rajoute quand même toujours un petit quelque chose.

Alors, allez, je me lance : j'inaugure officiellement un Tour de France des plus beaux cinémas ! (Je ne remets pas la Locomotive d'Arzon (photo ci-dessus) dont j'avais parlé ici, mais il fait bien entendu partie de la liste).

Le Ciné Manivel, Redon (Ille-et-Vilaine, Bretagne)

Le Tour de France des plus beaux cinémas inauguré !

Un jour, je vous parlerai de ce que je suis allée faire à Redon. Mais, en attendant, je vous montre le cinéma de cette petite ville de 9 000 habitants à cheval entre deux régions (Bretagne et Pays de la Loire) et au carrefour de trois départements (l'Ille-et-Vilaine, le Morbihan et la Loire-Atlantique). Avec un bonus : en sortant du bâtiment, on se retrouve face aux bateaux du port.

Le Beaumanoir, Josselin (Morbihan, Bretagne)

Le Tour de France des plus beaux cinémas inauguré !

Si on n'avait pas compris que Josselin était une ville médiévale... c'est qu'on l'avait fait exprès ! Blasons partout, écriture manuscrite accompagnée d'un Graal sur les vitres d'une banque, puissant chateau implanté sur les rives de l'Oust, maisons typiques de traviole dans le centre de cette bourgade de quasi 2 500 habitants... et cinéma en chateau de poche. Autant dire qu'y voir "Le Roi Arthur", ça doit être quelque chose !

Le Tour de France des plus beaux cinémas inauguré !

A suivre...

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Est-ce bien raisonnable de tourner avec une fillette de 3 ans 1/2 ?

Publié le par Chippily

La jeune actrice qui joue Emilie.

La jeune actrice qui joue Emilie.

J'aime bien la Bretagne l'hiver. Ses plages calmes. Sa mer démontée. Et ses festivals de cinéma !

Souvenez-vous, l'an dernier, j'y avais découvert une réalisatrice qui adorait qu'on lui dise que son film était ennuyeux, une autre qui avait triché à la Fémis et un ancien mécanicien auto qui avait profité des vieux pour se faire un nom dans le cinéma.

Mais j'étais alors jeune, libre et non accablée par le travail *coup de coude à mon patron* comme en 2016, année où je n'ai pu aller...qu'à une seule séance. C'était samedi et il y avait un monde fou dans le petit hall du cinéma La Garenne de Vannes.

"Je pensais en avoir pour 10 000 €. J'en ai eu pour 4 fois plus."

"Vous venez pour les courts-métrages ?" m'a-t-on demandé. Et oui, ma p'tite dame. Dans la même salle que moi, le réalisateur polonais Piotr Wieckowski, qui présentait son film de 15 minutes "Dopado".

L'histoire ? Pitcho, mon pitch Un soir, Aleks tente vainement d'endormir sa fille Emilie, en attendant que sa compagne rentre. Soudain, le téléphone sonne... (mon Dieu, mais quel suspense !!)

"Ce film, j'ai mis 20 ans à le monter", lâche le réalisateur à l'issue de la séance, un micro dans la main. C'est que cette histoire personnelle, qui parle de la transmission des mêmes "tares" de génération en génération (coucou les Rougon-Macquart), il y tient.

Alors, tant pis si son producteur le lâche juste avant le tournage, pour s'occuper de longs-métrages. Il fera ce film, et sur ses propres deniers. "Sauf que je n'avais pas pensé que ça coûterait autant d'argent, confesse-t-il. Je pensais en avoir pour 10 000 €. J'en ai eu pour 4 fois plus."

Le début des soucis

Et Piotr n'hésite pas à se compliquer la vie. La fillette du film, Emilie, doit avoir 3 ans. Et c'est tout. Il auditionne une vingtaine de bambins. Pousse le casting aux enfants de six ans. Et puis, elle arrive. Longs cheveux blonds, petite bouille fragile. "Elle faisait tout ce que je lui demandais, s'enthousiasme le réalisateur. C'était elle !"

C'est le début des soucis. Le film se passe la nuit. Or, la fillette ne peut tourner après une certaine heure, "ça la fatiguait". Pendant cinq jours, l'équipe va alors alterner tournages diurne et nocturne. La petite Emilie a aussi parfois un peu de mal. Un metteur en scène se glisse alors sous le cadre pour lui indiquer quoi faire. Et les techniciens trouvent une astuce pour l'aider à porter la lourde boule de verre cachée sous ses peluches.

Quant au plan-séquence final ? Alors que la caméra s'éloigne de l'héroïne, celle-ci se blesse et éclate en sanglots. Toute l'équipe accourt...et se reflète dans la fenêtre, sur laquelle est braquée la caméra de Piotr. "On a dû effacer leurs silhouettes en post-production. C'était pas facile."

Mais l'équipe a évité le pire : le lendemain du clap final, l'Emilie du film développe la varicelle "avec d'énormes boutons rouges !" Le réalisateur balaye tous ses tracas du revers de la main.  Son héroïne, il l'a bel et bien trouvé. "Elle happe la caméra." Et tant pis pour tout le reste.

Publié dans CourtS-MétrageS

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Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

Publié le par Chippily

Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

AMI LECTEUR, TA VIE EST COURTE

Pour te faire gagner de précieuses minutes et secondes que tu pourras employer à courir nu dans un champ, à te moquer de Justin Bieber sur Twitter ou à faire un don à une association caritative (hahaha), je te propose une version courte de l'article. Rejoins-moi au prochain mot en majuscule et en gras si tu es pressé. Sinon, entre ici pour un sinistre cortège de mots...

Un jour, on inventera une expression avec mon nom. On dira : "Mathilde n'est pas encore là ? Me dit pas qu'elle fait encore sa Chippily ?!" Ou alors : "C'est à cette heure là que tu rentres ?? Tu te prends pour Chippily ou quoi ?" Bref, on l'utilisera pour parler de gens qui, malgré toute leur bonne volonté, ont toujours du retard.

Mais, en attendant que cette nouvelle expression n'apparaisse dans le dictionnaire, je vous propose, pour combler le retard de cet article qui aurait dû être écrit et livré il y a plusieurs mois, de fermer les yeux.

Enfin, de d'abord lire ce qui suit, puis de fermer les yeux, sinon ça ne marcherait pas bien sûr, et vous vous retrouveriez les yeux fermés à vous demander : "Mais que dois-je faire ? Puis-je déjà les rouvrir ou vais-je briser une quelconque magie ?" et ça serait très bête.

Nous sommes fin octobre. Il fait froid (ça ne devrait pas être trop dur à imaginer). Vous pensez encore que la fin d'année va être synonyme de fête et de cotillons en France (hahaha). Un vendredi 13 est toujours associé dans votre tête à un super-bingo, et non à un massacre au Bataclan. Vous pourrissez toujours Twitter avec des messages se désolant que DiCaprio n'ait toujours pas gagné d'Oscar (un mal dont 2016 nous aura définitivement débarrassé) et vous attendez avec impatience de voir David Bowie sur scène pour son nouvel album (si vous saviez...).

Et, quant à moi, je viens juste de sortir du Festival Lumière de Lyon, qui a mis à l'honneur Martin Scorsese et je suis sur un petit nuage. Vite, je rentre chez moi et commence frénétiquement à taper cet article."Bon Dieu, pour une fois que je ne suis pas en retard !" je trompette. 

AMI LECTEUR, TU PEUX REVENIR

Le Festival Lumière de Lyon, c'était mon tout premier festival, ma tou-toute première fois. J'ai couru dans tous les sens, assisté à des trucs géniaux, découvert des choses extraordinaires... et je me suis pas mal plantée aussi parfois. D'où l'idée de faire un petit guide, pour tous ceux comme moi : "Comment réussir son festival de cinéma (pour les nuls lapins crétins)".

Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

CAS N°1 : la réservations des places en ligne pour les grandes séances/master-class

"Comment ça, c'était aujourd'hui ??" J'y crois pas : après des semaines à avoir attendu l'ouverture de la billetterie du Festival Lumière, je viens lamentablement de rater le coche. Pourtant, on me l'avait envoyé, le PDF avec toutes les dates... que j'avais pris pour un simple flyer, ne voyant pas le petit ascenseur gris à droite qui m'attendait.

Je me précipite sur le site du festival. Et là, j'ai envie de pleurer. Des "complet" partout. Master-class John Lasseter : complet. Master-class Mads Mikkelsen : complet. Master-class Nicolas Winding Refn : complet. Les billets (gratuits pour toutes les master-class) se sont évaporés. Comme ça. Pffft !

Je suis à deux doigts de renoncer à mon voyage en terre rhodanienne, quand, soudain, une lumière au bout du tunnel : tout n'a pas encore été ouvert à la réservation. 

J'ai compris la leçon. Quelques jours plus tard, j'arrache mon ticket pour la soirée de clôture. Et je suis à mon poste le jour où les billets pour la soirée de la remise du prix Lumière à Scorsese sont mis sur le net. Je regarde fixement l'heure. Réactualise sans cesse.

Après un F5, c'est parti : le bouton "Réserver" s'affiche. Je clique et...comment ça, c'est déjà complet ?? Pas de panique. Si mes longues heures sur Twitter m'ont appris quelque chose, c'est que les gens se précipitent toujours sur les places. Ils en prennent plein dans leur panier, et quand ils ont la confirmation que tous leurs potes en ont eu, ils en lâchent quelques unes. Il suffit donc juste de cliquer TOUT LE TEMPS sur F5 et d'espérer que le bouton "Réserver" fonctionne.

Je clique sur "Réserver". Clique encore. encore. encore.

Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)
Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)
Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)
Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

Au bout d'une heure, j'abandonne, dépitée. Et décide d'un plan d'attaque pour la quête du Graal : la master-class de Martin Scorsese. Le matin-même, amis et famille sont devant leur écran. Et moi, j'ai la petite musique de "Rocky" en tête.

Saint Rocky, aide-moi !!!

Saint Rocky, aide-moi !!!

Là non plus, je n'ai pas le temps de comprendre. Les billets sont mis sur le site, je clique... et il n'y a déjà plus rien. Je passe des coups de fil à gauche et à droite. C'est partout pareil. Il n'y a plus de billets, me dit-on d'un air perplexe.

Avant de m'arracher un par un les cheveux, je décide de "F5quer" comme une folle. Mon index est au bord de l'épuisement, quand je reçois un SMS. "Je crois que j'ai deux places !" En effet, sur l'écran de mon bienfaiteur, il est mentionné à quel endroit je dois aller les chercher. Problème : il n'a pas eu de confirmation par mail.

Je décide de faire un courriel aux organisateurs. L'échange qui suit se résume à peu près ainsi :

- Bonjour ! Mon ordinateur me dit à quel endroit je dois aller chercher mes places pour la master-class, mais on ne m'a pas envoyé de confirmation que j'avais bien ces deux places par mail.

- Bonjour. Puis-je avoir la confirmation qu'on vous a envoyé par mail s'il vous plaît ?

- Euh... Re-bonjour. Le problème, c'est que je n'ai pas eu cette confirmation par mail. C'est juste votre site qui me dit à quel endroit je dois retirer mes places, c'est tout. Donc je voudrais savoir si je les ai ou non...

- D'accord. Puis-je avoir la confirmation qu'on vous a envoyé par mail s'il vous plaît ?

- MAIS BORDEL DE M*, JE L'AI PAS !!! Ce serait avec joie... MAIS JE NE L'AI PAS RECU. D'où ma question !

- Ah. Bah vous n'avez pas de places. C'est juste notre site qui est trop con qui donne automatiquement l'endroit où il faut aller chercher ses places, même quand on n'en a pas (logique imparable).

Moralité : la prochaine fois, je me noterai EN ROUGE sur mon calendrier l'heure à laquelle les billets sont distribués. Par contre, pour en choper un, je sèche : louer un tas de petits Chinois au black pour qu'ils appuient sur F5 et ainsi multiplier mes chances ? Faire partie de l'organisation pour en demander à Frémaux ? Aller chercher des trèfles à quatre feuilles dans les montagnes du dahu ?

Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

CAS N°2 : Quand on n'a pas réussi à avoir de places

Si vous n'avez pas eu le courage de lire le cas n°1, voici un bref résumé de ma situation : je n'ai réussi qu'à dégotter une place (pour la soirée de clôture) sur l'ensemble du festival. Oui, c'est la loose. 

"Mais t'inquiète pas, il y a toujours un moyen de rentrer !" me fait une amie. Illico, je revois les images de Cannes, avec ces gens brandissant de grandes pancartes pour apitoyer le chaland qui aurait une place en trop.

Allez, je me lance !

Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)
Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

Le jour de la master-class de Nicolas Winding Refn, il souffle un vent glacial. Mes "pancartes" dans le sac, je traine dans le centre-ville de Lyon. Vais manger là où unetelle a vu Alexandre Astier (scoop : il n'était pas là). Puis décide d'aller repérer les lieux. De toute façon, je suis large : il est 13 h et la séance ne commence qu'à 15 h.

Mais devant la Comédie Odéon, surprise. Une poignée de personnes attendent déjà...dans une file "sans tickets". Je m'y glisse et fais connaissance avec des cinéphiles tout aussi gelés que mois venus de partout : Paris, Troyes, Lyon, Toulouse...

"C'est tôt quand même, 13 h, pour des master-class à 15 h !" je lance. Vincent, le Troyen, hausse les épaules. "A ce qui parait, pour John Lasseter, il y avait des gens déjà en fin de matinée. Pour celle de Martin Scorsese, je pense que je vais y aller dès 8 h." (Ce qu'il fera. Et il en ressortira avec une bonne crève. Merci les 0 à 5°C quotidiens de Lyon.)

Juste avant l'ouverture de la salle, un Monsieur arrive vers notre file et nous tend des billets. "J'en ai en trop, prenez-en." 

Pour la master-class de Mads Mikkelsen, je décide de venir pour 13 h 15. Comme pour NWR, il ne devrait y avoir que quelques mordus. Erreur. Une trentaine de personnes se les caille déjà dans la file "sans tickets" devant la salle. Argh. "On passera, tu crois ?" je demande à une fille rencontrée sur place, qui s'est recroquevillée sous mon parapluie. "Ca devrait le faire", elle répond, d'un ton mal assuré.

Ca le fera... tout juste. Je suis une des dernières à entrer. Alors que le trottoir derrière moi grouillait encore de festivaliers.

Moralité : Des heures à l'avance tu viendras. De patience (et de sujets de conversation) tu te muniras. Et aussi de vêtements bien chauds, parce que l'automne est Lyon est...vigoureux.

Comment réussir son festival de cinéma (pour les crétins)

CAS N°3 : voir tous les films qu'on veut

Le Festival Lumière, ce n'est pas que des master-class et de grandes séances avec Martin Scorsese. Ce sont aussi des rétrospectives de réalisateurs et des films (rares ou non) projetés toute la journée.

Mais il suffit de feuilleter le programme du festival pour m'en rendre compte : je n'aurais jamais le temps de tout faire et de tout voir. Parce que :

1) ça me ferait des journées de 12 h...

2) ...qui, de toute façon, seraient impossibles à faire tant les séances sont dispatchées dans le Grand Lyon.

3 ) il y a souvent deux trucs intéressants en même temps

"Yolo !" je me dis le premier jour en dévalant l'escalier. Je vais me pointer là-bas et je prendrai un film au pif. Mais je suis trop lente : la séance de 10 h a déjà commencé. Quant à celle de 11 h ? "Je ne sais pas si elle a lieu, on ne nous a pas distribués les places pour", bredouille la caissière.

Et me voilà en train d'errer et de me lamenter dans le Village du festival, alors que toutes les séances ont déjà commencé partout. Ou affichent "complet". Dans ce cas, on nous indique la petite file sans tickets, où il faudra attendre, dans l'espoir qu'il y ait encore des places libres quand tous ceux qui ont leur billet seront rentrés.

Je remarque vite que, là aussi, on s'est précipité sur les places : des mamies toutes penaudes agitent leurs billets devant le comptoir. "On en a pris de trop, ça ne vous intéresse pas ?"

Moralité : dès que le programme sort, il faut se noter les séances qu'on ne veut pas rater, bref, s'organiser et non faire de l'improvisation le jour-même (ce qui est souvent quasi-impossible). Se jeter sur ces séances dès qu'elles sont mises en vente (même si on a l'impression que "ce n'est pas urgent, il en restera toujours". La bonne blague). Et, là aussi, prier Bouddha ou faire une récolte de trèfles à quatre feuilles pour avoir du bol lors du festival. Comme ce fut le cas pour Xavier, qui, à 4 h du matin, a trouvé une place pour une master-class sur le net.

Publié dans HoRs-cHaMp

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Trois trucs chelous dans "Rencontre avec Joe Black"

Publié le par Chippily

Brad Pitt et Anthony Hopkins en train de regarder "Rencontre avec Joe Black" : "Et bah, c'est pas terrible, terrible..."

Brad Pitt et Anthony Hopkins en train de regarder "Rencontre avec Joe Black" : "Et bah, c'est pas terrible, terrible..."

C'est l'histoire d'Anthony Hopkins qui entend tout le temps quelqu'un lui murmurer à l'oreille : "Ouiiii..." Ca pourrait être une voix off d'un film de Terrence Malick qui s'est égarée, mais non, c'est la MORT (en majuscules, pour faire plus peur) qui veut TUER notre Hannibal préféré et ceci dans un film qui dure 3 HEURES.

Heureusement, les deux parties concluent un deal : Hopkins doit faire découvrir la vie à la grande faucheuse, et il aura encore le temps de souffler les bougies de son énorme gâteau d'anniversaire.

Personnellement, j'aurais préféré qu'il le tue TOUT DE SUITE, ce qui m'aurait épargné 3 HEURES à somnoler sous une couverture, mais bon, ça aurait été dommage, car le film est plutôt intéressant. Non, pas cinématographiquement parlant, mais plutôt niveau "grand n'importe quoi". Trois exemples.

3. La drague de Brad Pitt

Une femme rencontre un inconnu dans un bar et il lui plaît. Non, ce n'est pas un cliché, mais une séquence de "Rencontre avec Joe Black".

Susan, la fille préférée d'Anthony Hopkins, maquée avec le terrible-pas beau-cupide Drew, s'entiche ainsi de Brad Pitt. Qui commence sa drague par quelque chose comme : "Les femmes et les hommes n'ont rien à faire ensemble."

...

Trois trucs chelous dans "Rencontre avec Joe Black"

Je ne connaissais pas cette technique de drague, mais je suis curieuse d'essayer pour voir si j'arrive au même résultat.

2. L'envolée lyrique d'Anthony Hopkins

Si vous avez bien suivi, Anthony Hopkins a donc une fifille préférée, Susan, qui passe son temps à se mordre la lèvre et à faire de grands yeux tristes et qui est avec un gros beauf, ce qui le chagrine un peu. Par contre, son autre fille, qui se décarcasse pour lui assurer un anniversaire du feu de Dieu, il s'en fout, mais ROYALEMENT. 

Voilà pas que Susan et Hopkins se retrouvent dans la même voiture. Et le père de s'enquérir de l'état de la relation amoureuse entre sa fille et l'abominable Drew. Mais papa, tu te mêles de tes oignons, oui ?!? La fille minaude, Hopkins comprend que ce n'est pas le grand amour, et il s'enflamme. 

Il veut qu'elle soit folle amoureuse, transportée par Cupidon, qu'elle brûle, qu'elle "entre en TRAAAaaaNSE !!!" s'exclame-t-il.

Euh... c'est gentil papa. Rappelle-moi...c'est quand la dernière fois que tu as pécho ? Hum ? Parce qu'il faudrait t'y remettre là. Vite. Très vite.

3. La blague toute pourrie (mais vraiment, vraiment toute pourrie) du mari de la fille-que-personne-n'aime

La famille est à table. Susan a décidé d'entrer en "TRAAAaaaNSE" en se rapprochant de la Mort (qui a pris l'apparence de Brad Pitt, car la Mort ne se fait pas chier). L'autre fille d'Hopkins est triste car son père et le spectateur du film n'en ont toujours rien à faire d'elle. Son mari mange trankilou et Hopkins se lance dans un discours improvisé sur ses deux "petites filles".

A ces mots, le mari de la fille-pas-préférée arrête de manger. Son regard se perd dans le vide. Et il articule : "Moi, j'aime bien les petites filles."

L'image s'est arrêtée. En fait, c'est ma pote qui partage la même couverture et la même somnolence que moi qui a mis le film sur pause. Et qui est en train littéralement de s'étouffer de rire.

Je tente tant bien que mal de la réanimer - j'aime pas trop quand des gens meurent chez moi - et elle se redresse enfin, haletante, les larmes aux yeux. "Mais attends, souffle-t-elle, prête à recommencer une autre crise de rires. Dans quel contexte cette phrase n'est-elle pas horrible ?"

Bonne question. Auquelle on n'aura probablement jamais la réponse. 

Publié dans CiNéMa

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