Vice-versa : le débrief avec mon cerveau

Publié le par Chippily

Vice-versa : le débrief avec mon cerveau

3 millions. C'est le nombre d'entrées que vient de pulvériser "Vice-Versa" (le nouveau Pete Docter dont Noémie vous parlait avec enthousiasme il y a un an déjà), ou "Inside out" en VO. Un film d'animation qui... Oh non ! Non, non ! Stop !!

Mon cerveau :

C'est pas possible ! Faut que tu arrêtes de lancer cette chanson à chaque fois que je dis "Inside out" !

Hahaha !

C'est pas marrant ! Bref. Je disais quoi déjà ? Ah oui : "Vice-versa", donc, le nouveau Pixar, qui a fait un pari fou : faire entrer le public dans l'inconscient d'une petite fille, Riley.

Un inconscient contrôlé par cinq émotions : Joie (sorte de petite fée Clochette auquelle Charlotte Le Bon prête sa voix), Peur (grand haricot violet terrifié doublé par Pierre Niney), Dégoût (peste verte qui a la voix de Mélanie Laurent choisie car elle fait ressentir cette émotion à certains spectateurs), Colère (brique rouge qui hurle avec les intonations de Gilles Lellouche) et Tristesse (truc mou mollasson interprété par Marilou Berry).

Vice-versa : le débrief avec mon cerveau

Elle a pas de chance, Marilou Berry. Même dans les films d'animation, on lui fait jouer les rôles de grosses.

Quoi ??? Mais ça va pas de dire ça ?!???

Désolé, c'est le subconscient qui a parlé, hihi.

Tu te rends pas compte ! Tu sais qu'on peut se faire foutre à la porte d'Overblog à cause de propos pareils ??

Overblog ? Le site qui relaye sur son portail des articles complotistes et n'hésitant pas à verser dans le sensationnel à outrance ?

... C'est pas faux.

Mais, un jour, les parents de Riley décident de déménager. Une décision qui va bouleverser le petit monde intérieur de la jeune fille...

Quel suspense.

Ta gueule. Ce qui est génial, avec ce film, c'est qu'il imagine et donne forme à des choses totalement abstraites (le subconscient, la personnalité...) avec brio, passant par les images pour adapter son récit aussi bien aux petits qu'aux grands (et aussi bien aux Français qu'aux Chinois). 

Il dégotte même de très bonnes idées pour répondre à des questions dont on ne pensait jamais avoir la réponse : pourquoi j'ai encore cette musique stupide en tête ? Pourquoi les chats font n'importe quoi ? Pourquoi mes souvenirs disparaissent ?

Vice-versa : le débrief avec mon cerveau

Ah d'ailleurs, en parlant de souvenirs qui disparaissent, je viens de dégager tes notions en clef de Ut et de Fa.

Hein ?! Quoi ??? Mais... !!! C'était super importa... 

...

...

Oui ?

Non, rien. D'ailleurs, je me demandais : c'est conforme à la réalité ce que Pixar représente ?

De quoi ?

L'intérieur d'un cerveau ?

Ah. J'ai pas le droit d'en parler.

Alleeeeez !! Un indice au moins !! Sinon, je te jure, je te renvoie !

Ah ouais ? Et comment tu ferais ça, hein ?

En regardant les Vacances des Anges all stars.

...

Alors ?

Bon, d'accord. Disons que c'est une vision très... hollywoodienne.

C'est tout ?

Ouais.

Bon, je continue alors.

Tout en créant un univers mental impressionnant, le film arrive à parler avec justesse du passage à l'adolescence (c'est d'ailleurs la fille de Pete Docter qui lui inspira le pitch), cet âge où tristesse, joie, dégoût, peur et colère se succèdent à une vitesse folle. Et nous voilà, spectateurs, embarqués dans un grand 8, passant de l'extase à des moments mélancoliques.

Mélancoliques ?

Un peu tristes, quoi.

Seulement un peu ? (Mode souvenir : on)

Vice-versa : le débrief avec mon cerveau

(Mode souvenir : off)

Mais t'es dégueulasse de montrer ça !!! C'est perso !!

Hihihi ! Attends, je peux montrer aussi la fois où, dans le jardin de tes cousins...

Stop, stop, stop !

Par contre, je ne peux pas te montrer d'images d'amis imaginaires, parce que même les personnes imaginaires ne voulaient pas être amis avec toi.

Merci de me le rappeler.

Service. C'est à ça que sert l'espace mémoire.

...Bref. Tout ça pour dire que "Vice-Versa" est sans doute l'un des meilleurs films d'animation de ces dernières années, alliant intelligence, humour, émotion... Le Docter avait raison : la tristesse et la joie sont inséparables. Pour preuve, à la fin de son film, on pleurerait presque de joie. 

 

 

 

 

C'est fini, là ?

Bah oui.

Sérieusement ? Tu vas conclure ton article comme ça ? Mais c'est totalement nul ! Tu peux pas...

Bon, moi je vais aller voir Confessions intimes, hein.

Quoi ?! Non, attends ! Reviens !! Je plaisantais !!! Reviens !! REVIIIENS !!!

Publié dans CiNéMa

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