HOPE AND GLORY

CHRONIQUE DUNE FAMILLE ANGLAISE DURANT LA GUERRE
*** Article en mémoire aux pauvres lycéens qui ont eu ou auront le texte « Hopes and Glory » (mais si, souvenez vous, Margaret, 19 ans ) à loral danglais au bac. Cet article (qui porte le même titre mais qui ne parle pas de la même histoire) leur est dédié ***
Astucieux film de guerre que ce « Hope and Glory » qui donne la parole à un jeune garçon de tout juste 7 ans pour se consacrer à lui et à sa famille, anglais comme les autres pris dans le tourment dune guerre quils ne voulaient pas. La seconde guerre mondiale est désacralisée au possible (la jeune fille qui déclare sen foutre et préfère rechercher ses boucles doreilles que dentendre la déclaration de guerre, le prince dont on se moque allégrement ). Même, au lieu de vilains Allemands pas-beaux-et-qui-veulent-buter-tout-le-monde, on a le droit à un parachutiste tout mimi que lon regarde avec plus détonnement que de peur (un peu comme on regarderait une bête inconnue au zoo). Les moments poétiques et décalés se succèdent (le ballon anti-attaques aériennes qui se détache et passe au-dessus des habitants admiratifs, la famille courant sur la plage encerclée de barbelés ), lhumour est tendre, burlesque, acide parfois (les enfants qui ne cessent de demander à la jeune Pauline si cest vrai que sa mère est morte, ce qui est effectivement le cas) et on se plait à suivre lhistoire de cette famille essayant simplement de vivre normalement dans ce grand nimporte quoi quest la guerre.
Un beau moment où loptimisme lemporte toujours sur les horreurs de la guerre (oui, je sais, ça fait beaucoup de « guerre » pour un si petit article, mais bon, jai pas trouvé de synonymes
).
