« Tout est sous contrôle », Hugh Laurie

Publié le par Chippily

Il est grand temps de dépoussiérer cette charmante rubrique qu’est « LivreS » pour nous intéresser à un roman sorti en ce début d’année et qui a comme auteur un certain Monsieur Hugh Laurie…

Le pitch (piqué à Amazon.fr, parce que je suis incapable de le faire moi-même tellement c’est compliqué !) : « Thomas Lang est un ancien militaire d'élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n'a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu'on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d'affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l'indécence jusqu'à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L'enfer en est pavé. »

LA CRITIQUE…en une image

LA CRITIQUE…en un peu plus long

Let me introduce… Thomas Lang ! Il est misogyne, sarcastique, aime les belles motos, n’a pas vraiment d’amis… Ca ne vous rappelle personne ? Même pas un certain docteur nommé Gregory House ? Et…oh ! Quelle coïncidence ! Hugh Laurie, l’acteur jouant le fameux docteur à la canne, n’est rien d’autre que l’auteur de « Tout est sous contrôle » ! Alors, Hugh aurait-il saisi sa plume sous l’influence de la série dans laquelle il joue ? Et bien, pas vraiment, puisque la série date de 2004 et le livre…de 1996. Livre qui est sorti en version française…en 2009 (oui, je sais, ça fait beaucoup de dates à la fois…on se croirait presque au bac). L’occasion de voir pour nous autres Français si l’acteur anglais a vraiment la fibre littéraire ou s’il s’agissait juste d’une lubie passagère appelée à disparaître. 

Et on est vite fixés : si l’histoire est tortueuse et alambiquée à souhait, le style lui est vif, plein d’humour, entre cynisme et ironie légère, et quelques métaphores sont appelées à devenir cultes, comme celle comparant une goutte de sueur descendant l’échine de Lang à un alpiniste descendant une montagne en rappel.

Verdict : aucun doute, le style est là, et il marche bien, trop bien même parfois puisqu’il semble empiéter sur le récit ! On attend donc avec impatience le prochain bouquin…en espérant une histoire un poil moins embrouillée, si possible !

Un extrait ! Un extrait !

« Le seul chronomètre à ma disposition était ma vessie. Elle m’indiquait qu’environ quatre heures s’étaient écoulées depuis que j’étais sorti du restaurant. Ca ne collait pas trop avec l’après-rasage du Pomponné. D’un autre côté, les vessies qu’on trouve maintenant dans le commerce ne valent plus celles d’antan. »



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Chippily 18/10/2009 14:19

Et bien, si je me souviens bien, ce n'est pas vraiment expliqué dans le livre... Je pense qu'il s'agit plutôt d'une métaphore expliquant l'attitude (limite suicidaire) du personnage, qui se pointe chez le gars qu'il devait tuer pour lui expliquer qu'on veut le tuer. Enfin, ça, c'est mon interprétation...

Eric 16/10/2009 21:55

Le live explique-t-il pourquoi sur la couverture le revolver est monté à l'envers ? (la gâchette est dans le mauvais sens, en gros si pour l'utiliser correctement, il faut pointer le canon... vers soi...) En tout cas notoriété de l'auteur ou pas, le roman est l'une des meilleures vente polar de l'année avec millenium.