"Si vous voulez me voir danser...Bah, allez revoir le film !" (Jérémie Renier, alias Cloclo) OU récit d'une avant-première

Publié le par Chippily

Cloclo équipe

Mais si, c'est eeeux ! L'équipe du film ! Tout au fond devant l'écran blanc !

22 heures et des poussières. La première avant-première de France du film "Cloclo" vient de se finir. Générique. Applaudissements nourris. La voix du speaker retentit. "Et maintenant, l'équipe du film !". Et c'est parti pour une rencontre public-"Cloclo team" !

Renier number 1

Et à l'applaudimètre...c'est sans conteste Jérémie Renier, en jean-baskets, détendu et souriant, qui l'emporte. Juste derrière : Benoit Magimel, en mode cheveux longs-bide, tandis que le réalisateur, Florent Emilio Siri (FES pour les intimes) en mode grand froid (blouson d'aviateur sur le dos), le scénariste, Julien Rappeneau, et l'acteur jouant le père de Cloclo, Marc Barbé, ne récoltent que des applaudissements...corrects. C'est donc logiquement à Jérémie Renier que revient la première question...celle du rapport à son rôle, bien entendu.

"Je ne savais pas chanter ni danser avant. Du coup, j'ai du prendre des cours... C'était long, intense mais génial ! J'ai vraiment eu le sentiment de vivre 1 an avec Claude François ! Bien sûr y'a des moments où on doute...mais on ne le dit pas au réalisateur !"

 Mais quand on lui demande d'effectuer quelques pas sur scène, Renier refuse. "Si vous voulez me voir danser...bah, allez revoir le film !". Florent Emilio sourit. Le projet "Cloclo", c'est un producteur qui est venu lui en parler. "J'avais beaucoup de clichés, comme le fait qu'il soit un chanteur efféminé, explique t-il en parlant d'un Claude François "dont on connait très peu la vie en profondeur".Mais je me rappelais d'une dispute avec une fille après laquelle je me suis assis sur le trottoir et j'ai chanté : "Je suis le mal aimé"". La salle éclate de rire. Le réalisateur aussi. Le sérieux revient quand Julien Rappeneau, le scénariste, évoque son travail. "J'ai lu beaucoup. Le travail de documentation m'a pris 3 mois. Le travail d'écriture 7 mois". "La famille François [ndlr : dont les enfants sont producteurs associés du film] a été associée très tôt au sujet, complète FES. Mais avec Julien, on ne voulait pas d'une hagiographie. Et je crois que les enfants voulaient ça aussi".

"Vite, dis quelque chose de drôle !!!"

Mais si les enfants n'ont pas hésité à aller voir l'équipe, ce ne fut pas le cas de Paul Lederman, manager de Cloclo, interprété par un Benoit Magimel...en formes. "Ouais, j'en ai profité pour manger, rigole l'acteur français. J'ai découvert des restos sympas. Lederman est quelqu'un d'assez bizarre. Il n'a pas voulu me rencontrer". Même si Magimel affirme "avoir fait le film en touriste", il a tout de même passé 3 heures par jour à se faire maquiller afin de mettre 7 prothèses.

Le micro est à nouveau passé à Julien Rappeneau, qui explique sa méthode de travail ("Y'a des faits historiques incontournables. On sait qu'il a quitté l'Egypte mais on ne sait pas comment ça s'est vraiment passé"), tandis que les premières personnes commencent à quitter la salle. Ce qui fait bondir Jérémie Renier : "Julien, y'a les gens qui partent, dis quelque chose de drôle !!!".  Le public se marre. Il faut dire que le petit Belge est en pleine forme ce soir...comme dans le film, où il hurle, danse, tournoie...et chante ! "Pour les chansons, on a travaillé avec un sosie vocal de Claude François et Jérémie, révèle FES. La vraie voix de François, c'est quand dans le film on le voit à la TV. A chaque concert qu'on a filmé, Jérémie avait un micro ouvert et du coup on a souvent mélangé la voix du sosie vocal et celle de notre acteur !".

Cloclo-le-real-flou.pngMais si, c'est luiiii ! Florent-Emilio Siri !!! En flou derrière la dame !!!

Tandis que Benoit Magimel s'incruste auprès d'un spectateur pour lui taxer son pop-corn, la rencontre se termine doucement par des précisions sur le scénario par Rappeneau ("On a choisi les grandes lignes directrices. Les événements redondants, on les a supprimés. Le film doit avancer comme un récit, ça doit être romanesque. Et on s'est permis 2-3 mensonges..."), et des explications de mise en scène par Siri ("On s'est demandé : comment décrire Claude François ? Par le rythme ! J'ai fait quelques plans-séquences pour "aller" avec Claude, pour vraiment le suivre dans des moments marquants de sa vie"). Fin des questions. Les spectateurs se ruent vers l'équipe du film.

Jérémie...bah, toujours number one

Enfin, pour être plus précis : se ruent vers Jérémie Renier. Et Benoit Magimel. J'en profite pour m'approcher de Julien Rappeneau. Et d'écouter les questions vraiment chelous que les gens lui posent. Pardon, que les FANS lui posent. Car ils sont venus en nombre. Et ils pinaillent sur les détails. Tandis qu'une môman et sa fille discutent de l'othographe du prénom d'une femme dans le film (?!), d'autres n'hésitent pas à critiquer ou à conseiller le scénariste. Morceaux choisis : "oui mais Sinatra...ils se sont vraiment jamais rencontrés" ou encore "vous auriez pu montrer autrement leur départ d'Egypte ! Vous savez qu'ils ont été déshabillés, qu'on les a séparés selon leur sexe, avant qu'ils embarquent ? Vous auriez pu le mettre, ça aurait pu être plus dramatique !".

Des bugnes et des bagnes

De son côté, Florent Emilio Siri discute avec ses potes et plaisante sur sa tenue polaire. "Pff, j'ai chaud ! Moi on m'avait dit qu'il faisait un froid glacial ici !!!". Je profite d'un trou dans la conversation pour lui demander si son projet sur les bugnes...non, bagnes...aargh, est-ce que j'ai dit bugnes ??? Me dit pas que je viens de demander à Siri s'il veut faire un film sur ces petites gourmandises de Carnaval ??!! FES me pose une main sur le bras. "Oui ?". Ouf, il a pas compris. Ou alors j'ai vraiment dit "bagnes". J'avale rapidement ma salive. "Euh...Votre projet sur... Cayenne ?". FES prend une mine désolée. "Non, je n'ai pas trouvé le financement... Mais je vais faire une série sur les anarchistes de la bande à Bonnot pour Canal+". Je laisse FES, encore toute tourneboulée par ma quasi-bourde, et me rapproche à nouveau de Rappenau, qui tout sourire, m'explique comment il a écrit les scènes de danse et de chant ("J'ai juste noté la réaction des spectateurs, l'ambiance, l'attitude des personnages") et ré-affirme qu'il n'a subi aucune pression de la part de la famille François. C'est une voix de femme qui nous tire de notre conversation. "Julien, il faut qu'on y aille !". Ah bah oui, on est les derniers devant le grand écran blanc. Julien s'excuse et va rejoindre l'équipe du film. Je regarde une dernière fois le grand écran vide. Ca pour une bonne avant-première, c'était une bonne avant-première !

Et voilà comment se referme la parenthèse "Cloclo" du blog ! J'avoue que j'aurais bien aimé poser une question sur Robert Knepper à FES...mais j'ai pas trouvé laquelle. Et en bonus, je vous propose l'avis du "Hollywood Reporter" sur le film...qui s'appelle outre-Atlantique "My Way".

Publié dans HoRs-cHaMp

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Fri 17/03/2012 21:31

Sympa ton récit, par contre va falloir investir dans un meilleur zoom pour tes photos, pense à tes lecteurs myopes lol

Chippily 18/03/2012 11:12



Mais pourquoi donc, elles sont parfaites mes photos !!! Et ce flou, c'est très artistique !!!


...


Bon, ok, je me rends de ce pas à la FNAC...