A Scanner Darkly

Publié le par Chippily

Un O.F.N.I (Objet Filmique Non Identifié) qui cumule les trucs zarbs : une animation comme mélangeant vues réelles et dessin animé, une histoire sous came, Woody Harrelson avec des cheveux…

C’est quoi le pitch ? Euh… bonne question ! Euh…en fait…y’a Keanu Reeves, qui pour son travail enfile une tenue super étrange. Robert Downey Jr. avec des lunettes d’intello. Woody Harrelson. Avec des cheveux. Et des trips étranges, les 3 types étant accros à une mystérieuse drogue appelée substance M. Et même que Keanu Reeves il doit s’espionner lui-même pour voir s’il fait pas un traffic de drogues ! Ou quelque chose comme ça.

« A Scanner Darkly », c’est d’abord un film super compliqué, avec une histoire qui semble sans queue ni tête (oui, un peu comme mes articles). Dans la confusion générale, on ne sait pas trop si c’est un « buddy movie » (film de copains), un film sur la drogue et ses effets ravageurs, un film à tendance parano ou un truc si intelligent que t’en comprends même pas la moitié… Le problème, peut-être, c’est que le film veut être tout ça en même temps. On passe d’un dialogue si absurde qu’il en devient réjouissant (excellent dialogue dans la voiture où Robert Downey Jr. expose le plan « sans failles » qu’il a mis en place pour voir si quelqu’un venait à les cambrioler), à une séquence de pure paranoïa, de visions sous acides de Keanu Reeves à sa destinée de « martyr »… Bref, c’est un vrai foutoir. Mais qui devient intéressant quand on le voit comme une illustration des pensées confuses du héros camé : la déstructuration du récit, l’absence d’informations et notre incompréhension quant au déroulement des événements nous amènent à comprendre l’état mental du personnage principal, sa vision faussée du réel. Alors, même si le réalisateur en fait un peu trop dans la complexité (notamment avec cet espèce de twist final, nous apprenant l’identité du boss de Keanu) et que la compréhension totale du film apparaît comme une énigme, le film reste une bonne expérience. Il a aussi le courage de sortir des sentiers battus. Et de mettre des cheveux à Woody Harrelson.



Publié dans CiNéMa

Commenter cet article