Quand Danny Boyle se met aux J.O

Publié le par Chippily

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 JO Mr Bean

C'est Danny Boyle, le réalisateur de "Trainspotting" et de "Slumdog Millionnaire", qui a été chargé de la mise en scène de la cérémonie d'ouverture des J.O qui s'est déroulée hier. Retour sur un événement à haute teneur cinématographique.

Souvenez-vous : il y a 4 ans, en 2008, c'est Pékin qui organisait les J.O. Et qui épatait tout le monde avec sa cérémonie d'ouverture. Festival de feux d'artifice, foule aux mouvements réglés à la seconde près... Presque effrayant, mais efficace pour le pays qui souhaitait se refaire une beauté sur la scène mondiale. Puis vint le tour de l'annonce du pays d'accueil pour les J.O 2012. Paris ? Londres ? On croise les doigts pour notre capitale, on attend, le coeur battant à toute allure... Et le Monsieur au visage sévère de lâcher un sec : "London". Evaporés les espoirs de la ville de lumière, mais tout de suite lançées les spéculations sur le metteur en scène en charge des cérémonies des J.O. Et finalement, c'est l'oscarisé Danny Boyle qui l'emporte.

Danny Boyle ? Le gars qui donne mal à la tête et au coeur avec ses images floues et son montage Michael Bayesque ? Oui, oui, celui-ci même. Gros doute sur la blogosphère. Et les premières minutes de la cérémonie d'ouverture laissent présager le pire : cochons et paysans gambadent joyeusement sur une immense prairie, tandis que le clip d'introduction au montage hâché nous fait déjà tourner la tête. Et voilà pas que Kenneth Branagh, l'auteur de l'horrible "Thor", débarque tout chapeauté en Abraham Lincoln. Ah non, pardon, en inventeur de la machine à vapeur. Nom d'un mulet à trois pattes - que me dis-je. Voilà déjà cette cérémonie de foutue que de foutue. Et bah non. Soudain, dans un vacarme apocalyptique surgissent du sol mineurs de fond et tours gigantesques. Et là, on reste ébahis. Subjugués, tout comme Kenneth Branagh qui observe avec ravissement son "oeuvre". Avec magie, les cinq anneaux se rejoignent dans les airs, et on nous gratifie même de plans d'une beauté à couper le souffle : celui sur les lunettes d'un ouvrier où se reflète une pluie d'or, ou un autre sur le peuple regardant les cercles rejoindre le ciel.

A part un medley de chansons un peu foutraque, le reste sera du même acabit, c'est-à-dire génial : James Bond s'invite chez la reine (première fois qu'Elisabeth II apparait en personne dans un clip de fiction) puis la fait sauter d'un hélicoptère ; Rowan Aktinson - alias Mister Bean - s'incruste dans un orchestre et s'imagine victorieux face aux coureurs des "Chariots de feu"... On retiendra aussi les notes de "l'Exorciste" retentissant dans le stage, Voldemort battu par Mary Poppins ou encore un extrait de "A matter of life and death" de Powell, et on pardonnera presque à Boyle de faire son autopromo en faisant passer un extrait de "Trainspotting".

Le cinéma était à la fête lors de cette cérémonie d'ouverture. Place maintenant au(x) sport(s) !

Publié dans buZZ

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2flicsamiami 29/07/2012 03:33

Comment faire du grand spectacle tout en restant proche des gens. Danny Boyle à vraiment réussit son paris ce coup là !

Chippily 30/07/2012 15:01



+ 1 !!!



Fri 28/07/2012 19:50

Totalement d'accord avec toi, et ce tableau sur l'ère industrielle était grandiose !

Chippily 30/07/2012 15:01



on est tous d'accord je crois !! :)