La science-fiction de l’été : "Maléfique"

Publié le par Chippily

Maléfique 

Pitcho, mon pitch : il était une fois une charmante fée cornue qui répondait au doux nom de… Maléfique. Une enfant, donc, que ses parents ne devaient pas beaucoup aimer, et qui était déjà prédestinée à n’être l’héroïne de rien du tout. Jusqu’au jour où Disney se pencha sur son berceau, et commença à imaginer les causes qui l’avaient menée à devenir la reine sombre qui condamna la Belle…

Rien ne va plus au royaume des contes de fées ! Hansel et Gretel sortent l’artillerie lourde pour dézinguer de la sorcière ; Blanche-Neige galope cheveux au vent et en cote de maille sur la plage… Et voilà pas que Disney nous sort un film entièrement basé sur un de ses personnages les plus cruels : Maléfique, alias la marâtre qui condamne la Belle au bois dormant à une éternité de sommeil.

Fallait le faire. Surtout avec la bankable Angelina Jolie (si maigre qu’on ne sait plus si les joues pointues qu’elle arbore sont vraiment les siennes ou des postiches) dans le rôle de la sadique/jalouse/perfide/rayezlamentioninutile sorcière au rire démoniaque (un rôle qui « lui va comme un gant », siffle ma voisine, grande fan de Jennifer Anniston).

"Où sont ses ailes ?"

Et, curieusement, ça marche. Peut-être grâce au scénario de Linda Woolverton, qui est revenue aux sources du conte. « En le relisant, je me suis rendu compte que Maléfique était une fée, expliquait-elle récemment à Studio Ciné Live. Et là, je me suis demandée : si c’est une fée, où sont ses ailes ? » Cette question sera l’occasion d’un développement très intéressant, voire surprenant pour ceux qui s’attendaient à de la miellerie dégoulinante (certains ont quand même vu une métaphore du viol dans ce qui se passe).

Mais que ces derniers se rassurent : les personnages neuneus sont toujours là, alleluia ! Les fées donnent envie de foutre des baffes, Aurore est d’une naïveté déconcertante, et le tout baigne dans un monde kitscho-moche.

Heureusement, les plus âgés oublieront tout ceci, ainsi que la fin archi-prévisible, pour se focaliser sur l’excellent face à face Angelina Jolie/Sharlto Copley (condamnée à jouer les méchants depuis son interprétation du barré Kruger ?) et la complexité de ces deux personnages.

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Mina 16/08/2014 23:46

Salut Chippily, pour ma part, je n'ai pas aimé ce fadasse conte d'une naiserie affligeante; bon, il faut que je précise, si je suis quand même aller le voir, c'est pour Maléfique -une de mes
"méchantes" préférées - et non pour Sainte Angelina Jolie (qui m'insupporte au plus haut point, entre ses opérations chirurgicales et sa nouvelle passion de sauveuse des pauvres âmes)mais voilà la
vénéneuse sorcière s'est transformée en une gentille fée et là, je dis "beurk", c'est pour dire, je préfère la version de ce cher Walt :)

Chippily 31/10/2014 11:50



Haha, je te comprends Mina ;) mais je trouve ça quand même assez intéressant que Walt Disney essaye de donner de la profondeur et de la complexité à ses personnages, et à ses méchants en
particulier !