Alors, qu'est-ce que ça vaut Gad Elmaleh au cinéma ?

Publié le par Chippily

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A quelques jours de la sortie en DVD du nouveau spectacle de Gad Elmaleh, "Sans Tambour...", plusieurs cinémas français, suisses et belges diffusaient en direct un show de l'humoriste. Avant de faire découvrir aux spectateurs, en avant-première, le contenu du DVD. Récit de la soirée depuis le cinéma Le Trèfle de Molsheim (comme quoi je suis pas rancunière, hein).

"15 euros ?!? 15 euros pour voir le spectacle de Gad Elmaleh au cinéma ?!? Mais il sort pas dans quelques jours en DVD ??" Elle a raison, Maty. Et sur le coup, je me sens un peu conne. "Mais...euh... Il y a une partie en direct avant le spectacle ! Même que c'est écrit sur Internet que ce sera interactif, avec des tweets ou j'sais pas quoi." Quelques secondes de silence. Puis mon portable re-bipe. "Ah ouais, ça peut être cool alors. Tu me raconteras !"

Ce dimanche 16 novembre, c'est soirée spéciale Gad Elmaleh dans plusieurs cinémas de France, de Suisse et de Belgique. Au cinéma du Trèfle, à Molsheim (Alsace), à trente minutes du début du show, ils sont déjà (très) nombreux à patienter devant deux salles. Et, du coup, je me sens déjà moins bête d'avoir dépensé 15 euros pour un one-man-show de...combien de temps déjà ? On hausse les épaules. "J'sais pas, c'était pas écrit sur le billet."

Les portes s'ouvrent, les spectateurs entrent d'un pas de mammouth. Et tandis que le public s'installe dans un brouhaha général, la salle tremble sous la puissance du son du "Labyrinthe", projeté juste à côté. Familles, amis, couples balayent du regard la salle. "Regardez, je crois qu'il y a quatre places là-bas !"

C'est Dora l'Exploratrice, c'est ça ?

18h15. Ca fait 20 minutes que les lumières auraient dû s'éteindre quand enfin le direct commence, depuis le cinéma "Le Français" de Bordeaux. Gad Elmaleh arrive, tout sourire, gesticule, en fait des tonnes. La salle bordelaise, acquise à sa cause, est morte de rire. Un présentateur pose des questions à l'humoriste, qui répond à côté, ou en faisant des cabrioles. Une femme (car le public bordelais est surtout féminin) s'étrangle de rire. "Vous voulez une chanson ? Il faut demander ça à la France !", rugissent l'animateur et l'humoriste en regardant la caméra. C'est Dora l'Exploratrice, c'est ça ? Il faut répondre un grand "oui" à son écran pour que l'aventure continue ? Une guitare surgit, "et ça, c'était pas prévu", ment joyeusement Gad Elmaleh, qui présente pendant de longues minutes les membres de son orchestre d'un soir.

De mon côté, je zieute la montre. Bon, c'est quand le machin interactif, là ? Gad Elmaleh entonne "Petit oiseau". La salle est aux anges. Et moi j'ai l'impression que ça tourne en rond. Finalement, de l'interactif, il n'y aura pas. Après quarante minutes de pseudo-interview et de pseudo-concert, le spectacle se met en route. Ouf.

Gad Elmaleh n'a pas changé

Et là, re-ouf, après seulement quelques secondes, une certitude : Gad Elmaleh n'a pas changé. Toujours le regard aussi vif, toujours la répartie qu'il faut. Il aligne les vannes, improvise, ose parler religion, tente (avec un certain succès) les vannes sur la mort, évoque brièvement son passage aux States (attention, risque de gages redondants si vous avez vu le micro-documentaire 10 minutes in America où Gad Elmaleh s'envolait aux USA pour se frotter au stand-up). Les sièges du cinéma tremblent, et ce n'est pas parce que des petits garnements y donnent des coups de pied. C'est parce que la salle est hilare.

Et puis, soudain, Gad Elmaleh salue. Quoi, hein ? C'est une blague ? Ou le temps de la pause, de la mi-temps, de l'entracte, c'est ça ? Et bah non, c'est bien fini. On se regarde dans la salle. Puis on regarde (à nouveau) nos montres. 1h15. Le spectacle n'aura duré qu'1h15 (contre 2h par exemple pour "L'autre c'est moi"). Et l'émotion, et les chansons, les danses ? Nada. On sort de la salle content de s'être enfin bien fendu la poire au cinéma, mais encore avec la dalle. Et si on se re-matait "L'autre c'est moi" pour compenser ?

Publié dans buZZ

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Mina 18/11/2014 02:48

Je n'y arrive plus avec Gad, pourtant c'était un de mes comiques préférés mais depuis, le melon est tellement, tellement gros (les portes ne doivent pas être assez hautes) qu'il en est devenu (pour
ma part) imbuvable. Dommage, très amusant billet (comme d'hab) Chippily. Bonne nuit, j'ai veillé très tard cette nuit :)

Chippily 18/11/2014 10:26



Oh là là, tu lis des articles longs comme ça jusqu'à presque 3h du matin, toi ? :p quel courage ! C'est vrai qu'après "Coco", on a commencé à avoir une image un peu hautaine de lui... Mais là,
ces 1h15, c'est (très) court, mais ça passe tout seul ;)