Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

Publié le par Chippily

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

Je vous arrête tout de suite, avec votre "festival de Cannes ceci, festival de Cannes cela...". Ca suffit ! Déjà, hein, chez moi aussi y'a de l'eau et des bateaux, hein.

(photo Le Télégramme)

(photo Le Télégramme)

Chez moi aussi y'a de grands palaces et un immense palais des festivals consacré au cinéma.

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu
Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

Et déjà que la grande salle, elle est vachement grande ! Ouais ouais !

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

En plus, on comprend rien à vos tweets. Ils ont hué la projection ou non, bordel ??!

En plus, on a même eu "Julieta" en avant-première, sans faire de queue de 2 h et sans badge rose, vert ou arc-en-ciel !

Pitcho, mon pitch : Julieta traine une tristesse infinie dans des rues de Madrid gorgées de soleil et de couleurs. D'ailleurs, c'est marrant, le film est comme une sorte de "Où est Charlie ?" mais avec la couleur rouge, qu'il faut trouver à chaque scène.

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu
Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu
Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

Là... là... là...

Mais bon, de toute façon, "Julieta" a un souci avec les couleurs. Parce que, comment ça se fait que l'héroïne passe tout le film avec des cheveux blonds et qu'ils soient bruns sur l'affiche, hein ??

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

Un jour, Julieta tombe sur une amie d'enfance de sa fille. Fille qu'elle n'a pas revu depuis belle lurette. Alors, hop ! Elle prend un cahier et commence à écrire tout ce qu'elle aurait voulu dire à sa fille. Par exemple, comment elle a chopé un ancien chanteur de l'Eurovision (je suis désolée, mais quand on s'appelle Xoan, on ne peut que être un ancien chanteur de l'Eurovision).

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

Elle va d'ailleurs TOUT lui raconter. Par exemple, comment ils se sont branchés en parlant de cerfs en rut (moment chelou n°1). Ou comment ils ont copulé après le suicide d'un homme (moment chelou n°2).

Elle va lui conter les grandes épopées de sa vie...que sa fille connait déjà en fait. Mais on s'en fiche, fallait bien un prétexte pour commencer cette histoire, non ? Et puis, arrosons ça de musique angoissante à la Hitchcock, pour bien que ça fasse mystérieux...

Mais il y a un gros souci quand même : ce film, on l'a déjà vu mille fois. Au moins.

Julieta : du rouge, de l'Eurovision...et du déjà vu

La gouvernante flippante ? Déjà vu, et en mieux fait en plus. Le fameux événement dramatique ? Déjà vu, sans surprise et trop facile. Le refrain sur la reproduction des mêmes schémas et des mêmes erreurs de génération en génération ? Mille fois chanté. Un certain Emile Zola nous avait d'ailleurs déjà fait toute une série au 19ème siècle sur la transmission de tares de père en fils.

Alors bon, qu'est-ce qu'on sauve ? Une certaine langueur plaisante au début mais fatiguante à la fin (comment ça, il n'a duré que 1h40 et pas 2h30 ??). La beauté des plans. Le jeu des actrices. Le coup de la serviette, bien évidemment. Et...il semblerait que ce soit tout. Bien léger pour un candidat à la Palme d'Or...

Publié dans CiNéMa

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